25 ans de réclusion pour le meurtre de sa petite amie

25 ans de réclusion pour le meurtre de sa petite amie

Marc-Olivier Perras a été reconnu coupable hier du meurtre prémédité de son ex-copine, à qui il avait tendu un véritable guet-apens avant de l’exécuter d’une balle à la tête pour une dette de 5000$.

C’est la jurée numéro 12 qui a fait l’annonce du verdict attendu pendant trois jours. Dans la salle d’audience, les parents et la soeur de Karine Faubert, ainsi que plusieurs de leurs proches, ont eu un soupir de soulagement lorsque la jurée a lancé: «coupable de meurtre prémédité». Perras, lui, n’a pas bronché.

25 ans minimum

Le juge Alexandre Boucher a ensuite condamné l’accusé à la détention à perpétuité. Marc-Olivier Perras, âgé de 25 ans, aura donc 50 ans lorsqu’il pourra bénéficier d’une libération conditionnelle.

C’est donc de dire que le jury a adhéré à la thèse de la Couronne voulant que le 12 août 2011, Perras a assassiné son ancienne amie de coeur, incapable de lui rembourser une dette. La victime s’était d’ailleurs montrée insistante peu avant sa mort, menaçant même l’accusé d’appeler la police s’il ne la remboursait pas. Les quelque 150 textos échangés entre eux avant le drame, déposés en preuve, le démontrent.

Le matin du drame, Karine Faubert s’est rendue vers 9h à une ultime rencontre avec Perras. Elle été retrouvée sans vie deux heures plus tard dans un petit sentier en bordure d’un champ à Godmanchester, à une dizaine de kilomètres de chez elle.

Karine Faubert était dos à son meurtrier lorsqu’elle a été tirée d’une balle à la tête. Marc-Olivier Perras a pour sa part laissé des traces de son passage aux derniers endroits où la victime s’est trouvée avant de mourir. Contrairement à son habitude, il avait emprunté le véhicule de sa conjointe, une Pontiac Wave bleue.

Un peu avant 10h, cette voiture a été captée par une caméra de surveillance d’un commerce situé à côté du stationnement de l’église de St-Louis-de-Gonzague, là où le véhicule de la victime a été abandonné. Près de 15 minutes plus tard, le signal cellulaire de Perras a été capté par une tour cellulaire d’une municipalité voisine d’où le corps de Karine Faubert a été découvert.

Plaidoyer annulé

Puis, trois jours après le meurtre, Marc-Olivier Perras a commis une erreur fatale. Il a jeté dans une rivière une boîte contenant l’arme du crime, ignorant qu’une équipe de filature de la Sûreté du Québec suivait tous ses faits et gestes. En repêchant la boîte, les policiers y ont aussi découvert des munitions et d’autres armes, que Perras est accusé d’avoir volées neuf jours avant le meurtre. Il est d’ailleurs dans l’attente de son procès pour ces accusations.

Pour son procès pour meurtre, Marc-Olivier Perras n’a pas tenu à offrir sa version des faits.

Le jury qui l’a reconnu coupable hier ignore qu’en 2012, l’accusé s’était engagé à plaider coupable à une accusation réduite de meurtre non prémédité. Il s’était ravisé quelques jours tard.

À leur sortie de la salle d’audience en fin de journée mercredi, la famille de Karine Faubert s’est dite satisfaite du verdict rendu par le jury. Visiblement émus, les proches de la victime se sont gardés de commenter davantage.

«La durée des délibérations, ça démontre que le jury a pris le temps d’analyser la preuve. Nous sommes très satisfaits», a pour sa part indiqué Me Hélène Langis, procureure de la Couronne.

Me Martin Latour, l’avocat de Perras, compte évaluer les possibilités de porter le verdict en appel.

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