25 mois de prison pour avoir publié une image intime de son ex-conjointe

25 mois de prison pour avoir publié une image intime de son ex-conjointe

C’est parce qu’il «voulait récupérer son chien et la bague laissée en héritage par son père» que Shane-Charles Macintosh a publié une image intime de son ancienne conjointe sur les réseaux sociaux, en plus de trouver un moyen particulier pour que cette dernière se fasse harceler.

Cela lui a valu une peine d’emprisonnement de 25 mois, de laquelle a été retranchée la période de détention provisoire, ce qui veut dire qu’à compter d’aujourd’hui, il lui reste une peine de 14 mois à purger.

Au début de 2015, Macintosh, qui s’est déjà fait «connaître» par le passé pour avoir entretenu une relation amoureuse avec une agente des libérations conditionnelles pendant qu’il était détenu au pénitencier de Donnacona, a rencontré Chantal (prénom fictif), de qui il est tombé amoureux.

Après quelques mois passés à Québec, l’homme de 35 ans est allé vivre à Calgary, en Alberta, endroit où sa douce est allée le rejoindre en avril 2015.

Toutefois, à son retour au Québec, la jeune femme a choisi de mettre fin à la relation, ce qui aurait irrité Macintosh.

Par messages textes ou encore par téléphone et par courriel, il a insulté la jeune femme et a menacé de lui faire du mal ou encore aux membres de sa famille.

«Comme le chien et la bague du père de monsieur se trouvaient chez la jeune femme, il lui a demandé d’envoyer le tout à Calgary, ainsi qu’un montant d’argent. Devant l’impossibilité de madame de répondre aux demandes, l’insistance a monté d’un cran», a expliqué à la cour le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Éric Beauséjour.

Il a donc menacé la jeune femme de publier sur internet des photos intimes la représentant en pleins ébats sexuels. Une menace qu’il a mise à exécution en publiant au moins une image.

Arrêté à Calgary, puis détenu au centre de détention de Québec, Macintosh en a rajouté une couche en inscrivant sur un mur, pendant qu’il était en cellule d’isolement, «Belle pute qui aime les gars dans la prison», puis en y ajoutant le numéro de téléphone cellulaire de son ancienne amie de c’ur, ce qui a suscité dans les mois suivants des appels irrespectueux reçus sur le téléphone de la jeune femme.

Une période de probation de trois ans a également été imposée à l’homme, à qui il a été interdit de communiquer avec sa victime.

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