500 kilomètres à vélo pour le port du casque

500 kilomètres à vélo pour le port du casque

La deuxième édition du Défi Tête la première s’est conclue aujourd’hui à Québec après une randonnée cycliste de 500 kilomètres pour promouvoir le port du casque et sensibiliser la population aux blessures à la tête.

L’homme derrière l’événement, Simon Poulin, sait de quoi il parle lorsqu’on aborde les blessures à la tête. Son fils Jean-Philippe est devenu paraplégique à 18 ans après une violente chute en planche à neige. C’est pour donner une raison à tout cela que l’homme a fondé l’organisme Le Bouclier Prévention et, ultimement, le Défi Tête la première.

«Il faut que les jeunes cessent de ne pas se protéger et cessent de jouer dans des conditions précaires. Une blessure à la tête, ça ne se répare pas toujours», raconte l’homme qui uvre comme éducateur auprès de victimes de traumatismes crâniens.

Jeunes plus réfractaires

Selon lui, la société a fait quelques pas dans la bonne direction au cours des dernières années, mais beaucoup de travail reste à faire. «Le gros du travail est de mettre ce dossier-là à l’ordre du jour de nos décideurs. Ça doit devenir une priorité. Il faut diriger les décideurs et la population vers ça et en parler», explique M. Poulin.

Présent pour les 500 km du défi entre Saint-Jérôme et Québec, le président de l’Association des médecins d’urgence du Québec voit au quotidien les conséquences des blessures à la tête.

«Il y en a encore beaucoup, surtout chez les jeunes qui croient que ça n’arrive qu’aux autres. […] Même si ce n’est pas un accident grave, les conséquences peuvent se faire sentir pendant plusieurs mois. Ça peut changer une vie», raconte le Dr Bernard Mathieu.

Automatisme

Pour l’expert, le port du casque doit devenir un automatisme. «C’est simple, porter un casque. C’est rajouter une couche de protection de deux centimètres au-dessus de la tête qui fait que ce n’est pas cette dernière qui prend le choc. On sait que ça marche, suffit juste de le faire», insiste le Dr Mathieu, ajoutant que le port du casque prévient 88 % des blessures à la tête.

Le Défi Tête la première aura finalement permis à l’organisme d’amasser environ 40 000 $ pour continuer de sensibiliser les gens aux blessures crâniennes.

Plusieurs cyclistes professionnels et gens du milieu de la santé s’étaient joints à la cause au cours des derniers mois. La journaliste Isabelle Richer, elle-même victime d’un grave accident de vélo, agissait à titre de porte-parole.

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