7 métiers que les Québécois ne veulent plus faire

7 métiers que les Québécois ne veulent plus faire

Il n’y a pas que dans le secteur agricole où les entreprises ont du mal à trouver de la main d’oeuvre. Laveur de voiture, chauffeur de camion, infirmière, soudeur, carrossier, électromécanicien; plusieurs métiers font face à une pénurie de travailleurs.

«Il manque 52 000 chauffeurs de camion en ce moment au Québec,» affirme Yan Humblebee, qui préside la plus vieille agence de placement en transport routier de la province, Placement Routier Express. «Le problème est qu’on offre en ce moment le même salaire que dans les années 70.» Depuis l’avènement des contrôles routier opérés par la SAAQ depuis dix ans, c’est pire: «On se fait donner des amendes de plusieurs centaines de dollars pour des infractions mineures. Quand on sait qu’un chauffeur est payé en moyenne 550$ par semaine, c’est difficile à assumer.»

Du côté de l’esthétique automobile, un secteur où la demande est en forte croissance, trouver des employés est devenu le principal défi. Christian Daigle, directeur chez l’Atelier esthétique auto, est constamment à la recherche de techniciens en esthétique et de laveurs de véhicule, des emplois pourtant bien rémunérés. «Les gens ne savent pas qu’il y a moyen de très bien gagner sa vie dans ce domaine. C’est exigeant physiquement, mais on paye la formation et on offre jusqu’à 25$ de l’heure selon l’expérience. Malgré ça, on observe un très fort roulement.»

Le secteur médical vit également une cruelle pénurie de main d’oeuvre, en particulier au niveau des soins infirmiers. «On voit beaucoup de gens qui se découragent et quittent la profession, à cause des horaires, des coupures et des charges de travail qui augmentent, et aussi à cause du manque de reconnaissance, surtout pour les préposées aux bénéficiaires,» dit Alexis Dumont, directeur du développement organisationnel à l’Agence Continuum. Son agence observe également de grandes difficultés à combler des postes de soudeur, de carrossier et d’électromécanicien. «On est rendu qu’on les appelle les «électromagiciens» tellement ils sont rares,» dit Alexis Dumont.

Bien que le secteur agricole trouve moyen de s’organiser en embauchant massivement des travailleurs étrangers, la pénurie de main d’oeuvre y est pour rester, selon Denis Hamel, directeur de l’organisme FERME, dont la mission est de soutenir les agriculteurs dans leurs démarches d’embauche. «Il manque actuellement 65 000 travailleurs et selon une récente étude du Conference Board of Canada, ce chiffre va doubler d’ici 2025.»

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