Accord de Paris, Coderre confiant malgré le retrait de Trump

Accord de Paris, Coderre confiant malgré le retrait de Trump

Le maire de Montréal Denis Coderre estime que Donald Trump a fragilisé sa propre présidence en se retirant de l’Accord de Paris sur le climat. Il a salué mardi l’engagement de plus de 1000 organisations américaines, dont plusieurs villes, à respecter les objectifs de l’entente malgré le retrait de la Maison-Blanche.

Devant la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, Denis Coderre et le premier ministre Justin Trudeau se sont engagés à maintenir leur appui envers cet accord, au cours d’une conférence du congrès mondial de Métropolis, qui réunit plus de 100 maires de grandes villes à Montréal.

Le maire Coderre et le premier ministre ont rappelé l’importance et le pouvoir des villes pour la lutte aux changements climatiques.

«Les villes sont en mesure de poser des gestes qui vont avoir des résultats au bout de la ligne, a insisté Denis Coderre. Si les pays ne le font pas, nous on va le faire. Je remercie Trump qui s’est fait mal à lui-même. Il a provoqué quelque chose de grand, alors que l’ensemble des villes des États-Unis s’est engagé à respecter l’accord.»

«J’ai une bonne relation avec la Maison-Blanche, a poursuivi le premier ministre Trudeau, mais c’est aussi très utile d’avoir des maires qui s’entendent. Qu’il y en ait qui se retire [de l’Accord de Paris], c’est dommage, mais on ne lâche pas et on continuer de foncer dans la direction exigée par les citoyens.»

Pouvoir des villes

Si les grandes villes du monde produisent près de 70% des gaz à effet de serre de la planète, a rappelé Denis Coderre, elles peuvent également réduire de 40% cette production en modifiant leurs politiques et leurs aménagements tels que l’exige l’Accord de Paris.

Le maire de Montréal a rappelé les actions que son administration compte poser dans le but de réduire les changements climatiques, dont l’implantation d’ici 2020 de 1000 bornes de recharges électriques sur son territoire, l’augmentation du nombre de kilomètres de pistes cyclables, des investissements dans les transports collectifs, notamment le futur Réseau électrique métropolitain, et l’augmentation de voies piétonnes.

Véhicules électriques

Le premier ministre Trudeau a soutenu qu’il était dans l’intérêt de son gouvernement de montrer l’intérêt aux citoyens d’acheter un véhicule non polluant. Sans élaborer sur les mesures à prendre, il a simplement donné l’exemple de l’installation de bornes de recharge électrique pour faciliter l’utilisation de ces voitures et donc en justifier l’achat.

Il estime également que le Canada serait un milieu idéal pour les fabricants automobiles pour tester leurs véhicules électriques. « Si ça peut survire à un hiver au Canada, ça peut fonctionner partout », a-t-il remarqué, sans toutefois expliquer comment il compte convaincre les constructeurs.

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