Accusé d’agressions sexuelles le chef d’Uashat Mak Mani-Utenam pourrait partir

Accusé d'agressions sexuelles le chef d'Uashat Mak Mani-Utenam pourrait partir

Le chef du conseil de bande de Uashat Mak Mani-Utenam à Sept-Îles Mike McKenzie serait en réflexion quant à son avenir politique à la suite de son arrestation, mardi, pour agression sexuelle sur une mineure.

Le chef du conseil de bande, en poste depuis 2013, a été arrêté mardi et fait face des accusations d’agression sexuelle, d’attouchement et d’avoir incité une enfant de moins de 14 ans à le toucher.

Les faits reprochés au chef de 42 ans se seraient produits entre juin 2000 et mai 2001, à Sept-Îles et Mashteuiatsh.

Des allégations avaient notamment mené à une manifestation de femmes devant les bureaux du conseil de bande, le jour de l’assermentation de Mike Mckenzie réélu en mars.

«L’atmosphère est relaxe ici. Nous attendions après ça, nous ne sommes pas surpris. Nous avions des bons contacts avec les procureurs des deux parties. On savait qu’il se passerait quelque chose», a dit Raoul Volant, porte-parole du conseil de bande de Uashat Mak Mani-Utenam.

Il pourrait y avoir un vote de confiance lors de la prochaine rencontre du conseil, dont la date n’est pas encore fixée. «Comme le clan du chef ne dispose pas de la majorité des sièges au conseil, le reste des élus pourrait l’obliger à se retirer de son poste durant les procédures judiciaires, mais il s’agit seulement d’un des scénarios possibles, rien n’est encore décidé», a-t-il dit.

Mike Mckenzie pourrait également prendre l’initiative de se retirer de lui-même. Le chef subirait d’ailleurs beaucoup de pression de certains élus souhaitant sa démission.

Selon nos informations, après avoir été libéré sous promesse de comparaître, il aurait été rencontré par de proches conseillers personnels, mardi soir. Il aurait fait part de son intention de réfléchir à la suite des choses avec sa famille et ses avocats, avant de prendre une décision sur son avenir politique immédiat.

Le chef Mckenzie devait témoigner mercredi matin dans le cadre de l’enquête publique du coroner qui se poursuit au palais de justice de Sept-Îles, pour faire la lumière sur cinq suicides survenus en 2015 dans la communauté. Le procureur du coroner a fait savoir en début d’audience que son témoignage n’aurait finalement pas lieu.

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