Achat de drogue par internet, 25 fois plus qu’en 2000

Achat de drogue par internet, 25 fois plus qu'en 2000

L’achat de drogue par internet connaît une hausse fulgurante.

Au début des années 2000, à peine 1,2 % des consommateurs de stupéfiants s’approvisionnaient par le web. Une décennie plus tard, le nombre est 25 fois plus élevé, selon le Global Drug Survey.

Cette situation a de quoi inquiéter les organismes venant en aide aux toxicomanes, dont les intervenants des centres de réadaptation en toxicomanie de Portage.

«Chez Portage, l’achat de drogue en ligne est une préoccupation bien réelle», affirme la directrice du campus Lac Écho de Portage, Caroline Gélinas.

«Un survol général de nos résidants, ajoute-t-elle, nous a permis de constater que 30 % d’entre eux avaient déjà utilisé l’internet pour se procurer des drogues. Chez les femmes, ce nombre augmente à 52 %.»

Selon Mme Gélinas, la facilité avec laquelle il est désormais possible de se procurer de la drogue en ligne pourrait se traduire par «un usage plus généralisé des drogues, donc à un risque plus élevé de dépendance».

En effet, en l’espace de quelques secondes sur internet, il est possible de dénicher des dizaines de sites permettant l’achat en ligne de drogue allant du cannabis à l’héroïne, en passant par la cocaïne et l’ecstasy.

De son côté, le directeur général de Portage, Peter Vamos, estime qu’il est important pour un organisme comme le sien de s’adapter aux nouvelles réalités du marché.

«La dépendance à la drogue est un enjeu important dans notre société et les différentes sources d’approvisionnement sont changeantes, explique-t-il. Pour Portage, il est important de s’adapter à ces nouvelles réalités afin de pouvoir mieux aider notre clientèle à changer de cap et à reprendre leur vie en main, libre de toute dépendance.»

La Semaine de prévention de la toxicomanie 2016 se déroule au Québec du 20 au 26 novembre.

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