Adolescentes et proxénètes, les parents sont dépassés

Adolescentes et proxénètes, les parents sont dépassés

Les parents ont beau tout faire pour protéger leurs adolescentes de l’offre alléchante des proxénètes, ce n’est pas assez. Internet est omniprésent et les communications sont plus faciles que jamais.

«On est tous un peu dépassés comme parents : les choses sont allées plus vite que nous», a expliqué le psychologue Gilles Vachon au sujet des technologies, en entrevue à LCN.

«Le temps qu’on réalise que ça pouvait peut-être être très perturbateur (Internet), il y avait déjà des comportements de consommation (de la sexualité) très denses», a précisé le psychologue.

Notre société doit revoir son rapport à la morale, à l’interdit et à la sexualité, selon M. Vachon, si elle compte en finir avec l’exploitation sexuelle de nos jeunes filles.

«Je pense que quand le bonbon est dans la bouche de l’enfant, c’est pas le temps de lui expliquer quelles sont les règles de la diététique», a-t-il dit.

«L’épidémie» créée par les trois adolescentes qui ont fugué d’un centre jeunesse de Laval dans les dernières heures, vraisemblablement pour aller rejoindre des gangs de rue, suscite l’inquiétude au Québec.

«On semble avoir une épidémie. Mais est-ce qu’elle est factuelle, médiatique, statistique», s’est demandé le psychologue lors de l’entrevue.

Armés des réseaux sociaux, les parents de jeunes fugueuses peuvent plus facilement que jamais diffuser de l’information sur leurs adolescentes. Les jeunes filles disparues sont souvent retrouvées grâce à la vigilance des internautes et des téléspectateurs.

«C’est pas les centres jeunesse qui créent les problèmes», a tenu à souligner Gilles Vachon.

Débordés, les centres «composent avec des enfants qu’on leur envoie, et qui sont souvent là, car ils sont déjà fugueurs», a ajouté le psychologue.

Avec l’avènement des réseaux sociaux, il faut désormais éduquer les parents pour qu’ils éduquent bien les enfants, selon le spécialiste.

«Éduquer, c’est définitivement par moment contraindre, mais on ne sait plus comment contraindre», a souligné Gilles Vachon.

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