Agression sexuelle à l’Université Laval, Mohamed Mehdi Ghanmi réintégré

Agression sexuelle à l'Université Laval, Mohamed Mehdi Ghanmi réintégré

Le cauchemar d’un étudiant tunisien faussement accusé d’agression sexuelle a définitivement pris fin, cette semaine, lorsque l’Université Laval a décidé de le réintégrer.

Le 10 février dernier, Mohamed Mehdi Ghanmi, un étudiant de 26 ans en administration des affaires, fraichement débarqué au pays, se faisait arrêter à la suite d’une plainte pour agression sexuelle portée par une étudiante.

Détenu pendant cinq jours puis libéré sous condition, le jeune homme avait vu le comité de discipline de l’Université Laval l’expulser, et ce, de façon définitive.

Trois mois plus tard, le vent avait cependant tourné pour le jeune homme et cette fois, lors de son passage devant la Cour, la Couronne avait demandé «un arrêt des procédures», puisqu’elle avait reçu «de nouvelles informations».

Comité disciplinaire

Quelques jours auparavant, l’avocat du jeune homme, Me Marc Delisle, avait fait parvenir «une demande de révision» au comité disciplinaire qui s’est de nouveau penché sur le dossier de l’étudiant le 23 mai dernier.

Lors d’une rencontre, le comité a ainsi pu entendre la version du jeune homme qui a non seulement donné sa version des faits, mais qui, au surplus, a apporté de nombreux échanges courriels (90 pages) qui ont eu lieu entre lui et la jeune fille « afin d’éclairer le comité sur la nature de leur relation».

Selon ce que mentionné au comité de discipline, le jeune étudiant «souhaitait une relation amicale avec l’étudiante», mais cette dernière «insistait pour avoir des relations sexuelles complètes avec lui, ce qu’il a toujours refusé» et ce serait, selon lui, «pour se venger» qu’elle a choisi de porter plainte.

Au surplus, à plus d’une reprise, la jeune femme aurait demandé au jeune homme d’avoir des comportements «vulgaires ou violents», ce qu’il a refusé de faire.

Vengeance

Lors de la décision prise par l’Université Laval d’expulser l’étudiant étranger, le comité ne disposait «que du témoignage de l’étudiante».

« S’ajoute maintenant à cette preuve le témoignage de l’étudiant ainsi qu’une preuve documentaire» et si « la décision rendue en première instance reposait uniquement sur la crédibilité de la jeune femme», le comité ne peut que «constater que la preuve documentaire dont il dispose maintenant concorde davantage avec la description que fait l’étudiant de la nature de la relation», est-il précisé dans la décision de l’UL.

Le comité n’a eu d’autre choix que de conclure que «la plainte était non fondée» et que l’étudiant sera de nouveau accepté sur les terrains de l’université.

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