Assassiner Nemtsov un suspect avoue assassiner

Assassiner Nemtsov  un suspect avoue assassiner

L ‘ un des cinq suspects présentés dimanche à la cour a reconnu avoir participé à l’ assassiner ‘ s opposition russe Boris Nemtsov, qui a été tué sur 27 Février annoncé juge Natalia Mouchnikova, qui a décidé d’arrêter M. Dadaïev jusqu’à

AFP
08-03-2015 | 05h28

Dernière mise à jour: 08-03-2015 | 05h28

L’un des cinq suspects présentés dimanche au tribunal a avoué avoir participé au meurtre de l’opposant russe Boris Nemtsov, tué le 27 février, a annoncé la juge Natalia Mouchnikova, qui a décidé de placer en détention M. Dadaïev jusqu’au 28 avril.

«Les mesures prises avant le procès sont solidement justifiées. La participation de (Zaour) Dadaïev au meurtre a été confirmée par ses aveux», a déclaré la juge du tribunal moscovite, selon l’agence de presse russe TASS.

D’origine tchétchène, Zaour Dadaïev, qui était chef adjoint d’une unité de police tchétchène selon l’agence de presse RIA Novosti, a été arrêté samedi en Ingouchie, république instable voisine de la Tchétchénie, dans le Caucase russe.

Son nom apparaît sur le site officiel du gouvernement tchétchène, qui indique que le président Vladimir Poutine a remis en octobre 2010 la médaille du Mérite «au sergent Zaour Dadaïev», sans qu’il soit possible de vérifier s’il ne s’agit pas d’un simple homonyme.

5 suspects arrêtés

M. Dadaïev a été arrêté en compagnie d’Anzor Goubachev, lui aussi d’origine tchétchène, employé dans une société de sécurité privée à Moscou selon RIA Novosti. M. Goubachev s’est déclaré non coupable, selon l’agence Tass.

Également présentés à un tribunal moscovite, trois autres suspects, Tamerlan Eskerkhanov, Ramzat Bakhaïev et Shaguid Goubachev, le jeune frère d’Anzor Goubachev, se sont aussi déclarés non coupables, d’après les agences russes.

Tous les trois d’origine tchétchène, ils ont été arrêtés samedi et dimanche en Ingouchie, a précisé Albert Barakhoïev, secrétaire du Conseil de Sécurité de la république caucasienne.

Ces arrestations arrivent un peu plus d’une semaine après l’assassinat de l’opposant russe Boris Nemtsov, abattu de quatre balles dans le dos le 27 février au pied du Kremlin.

«Climat de haine»

Quant au motif de cet assassinat, les hypothèses sont nombreuses, les alliés de Nemtsov y voyant la main du Kremlin et des services spéciaux russes tandis que le président Vladimir Poutine parlait de «provocation» destinée à déstabiliser le pays.

Les enquêteurs disaient en début de semaine n’écarter aucune piste, envisageant tout aussi bien celle des islamistes pour le soutien de Boris Nemtsov à l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo victime d’une attaque jihadiste en janvier, que celle de nationalistes russes mécontents de sa critique du rôle de la Russie dans la crise ukrainienne.

La fille de l’opposant assassiné, Janna Nemtsova, a affirmé dans une interview accordée en Allemagne à la télévision CNN que le meurtre de son père était «politique».

«Je pense que maintenant, la Russie a franchi la ligne, et que les gens auront peur d’exprimer des idées qui contredisent (…) le point de vue officiel», a-t-elle déclaré.

Ce meurtre d’un des principaux critiques du gouvernement avait immédiatement suscité les condamnations de nombreux pays et choqué l’opposition russe, qui l’attribue plus généralement au «climat de haine» instillé par les autorités russes dans la société et les médias officiels, où les opposants au Kremlin sont régulièrement qualifiés de «traîtres à la patrie», «agents de l’étranger» ou encore «ennemis de l’intérieur», des termes renvoyant à ceux de la période stalinienne.

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