Attente à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, les douanes manquent d’effectifs

Attente à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, les douanes manquent d'effectifs

Depuis plusieurs jours, des voyageurs déplorent l’accueil chaotique qui les attend à leur arrivée à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau.

Mardi après-midi, l’attente pouvait atteindre jusqu’à 3h avant de pouvoir passer devant un douanier et les lignes s’étiraient jusqu’aux quais de débarquement. Une situation qui semble se répéter depuis plusieurs jours et qui pourrait nuire à l’image de Montréal auprès des visiteurs, croient certains.

Jointe par le journaldemontréal.com, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) est restée plutôt évasive quand aux causes de ces délais.

«Des délais d’attente ont été causés hier soir principalement par une convergence de vol internationaux. C’est également la période des retours de vacances et l’arrivée de milliers d’étudiants internationaux qui arrivent ces jours-ci pour la rentrée scolaire», nous a-t-on indiqué.

Selon l’agence, le nombre de voyageurs à l’aéroport Montréal-Trudeau a connu une croissance de 18% comparativement à la même période l’an dernier. Un achalandage accru qui s’explique en partie par la faiblesse du dollar canadien, qui a attiré cet été bon nombre de touristes américains, mais aussi d’Europe et d’Asie.

L’aéroport aurait d’ailleurs connu mardi l’une de ses journées les plus achalandées de toute l’année, rapporte TVA Nouvelles.

C’est plus de cinquante avions transportant 8000 voyageurs qui seraient arrivés entre 17h et 19h, selon nos sources sur le terrain. Parmi eux, de nombreux étudiants étrangers, dont les dossiers complexes peuvent parfois prendre jusqu’à 15 minutes à traiter.

«Chaque voyageur arrivant au Canada doit faire l’objet d’un contrôle. L’ASFC doit maintenir l’équilibre entre un traitement rapide et fluide des voyageurs et l’application de plus de 90 lois et règlements», explique l’ASFC.

Un manque criant d’effectifs

Malgré les milliers de voyageurs qui s’entassaient dans le hall mardi après-midi, plusieurs guichets restaient fermés.

En etrevue avec TVA Nouvelles, Jean-Pierre Fortin, président du Syndicat des Douane et de l’Immigration, déplore le manque criant d’effectifs, non seulement «pour faciliter l’entrée des voyageurs, mais également pour assurer la sécurité».

«On est la première ligne de défense, donc on doit être capables de pouvoir intervenir et de pouvoir détecter les gens», plaide-t-il.

Des délais difficiles à expliquer

L’Agence des services frontaliers disposait de toutes les informations nécessaires pour se préparer à cette arrivée massive, selon Marie-Claude Desgagnés, conseillère aux affaires publiques de Aéroports de Montréal.

«Ils ont les chiffres à l’avance chaque jour, donc ils peuvent planifier pour éviter des refoulements comme ça», nous a-t-elle indiqué.

De plus, l’aéroport a fourni des ressources et du personnel supplémentaire pour venir en aide aux agents des services frontaliers, mais ce n’était visiblement pas suffisant pour répondre à la demande.

On s’explique donc mal les embouteillages auxquels sont confrontés les voyageurs à leur arrivée à Montréal.

«De façon générale l’ASFC respecte son objectif de maintenir les délais d’attente de traitement primaire des voyageurs en deçà de 20 minutes», maintient pour sa part l’ASFC.

«Il arrive que nos temps d’attente pour le traitement primaire dépassent notre objectif opérationnel de 20 minutes, cependant selon nos données ces délais ont diminué comparativement à l’an dernier», nous assure-t-on.

Pour le moment, aucune mesure extraordinaire ne semble avoir été prise pour remédier à la situation.

«Nous ajustons nos effectifs selon les vols prévus à l’horaire afin d’avoir suffisamment de personnel et de limiter le plus possible les temps d’attente à la frontière», indique l’ASFC.

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