Barrette tente de calmer le jeu dans le dossier de l’aide médicale à mourir

Barrette tente de calmer le jeu dans le dossier de l'aide médicale à mourir

« Le mot « inquisition » a été prononcé dans le milieu médical », a déclaré Gaétan Barrette en entrevue sur ICI RDI vendredi. Il faisait ainsi référence aux propos, tenus par des médecins, qui dénoncent le ton et la manière qu’aurait employés la Commission des soins de fin de vie dans ses communications écrites avec eux.

Des médecins se disent victimes d’intimidation de la part de la Commission. Ils dénoncent le fait de se faire demander des précisions et des justifications. Il serait même arrivé que la Commission remette en question l’admissibilité de patients aux soins de fin de vie, et ce, après que ceux-ci eurent reçu lesdits services.

Un médecin est même sur le point de renoncer à donner des soins de fin de vie, selon des informations obtenues par Radio-Canada.

Une question de confiance

Le malaise, grandissant, a donc poussé le Collège des médecins du Québec à réclamer une rencontre avec les membres de la Commission des soins de fin de vie.

Le ministre Barrette n’assiste pas à la rencontre et il dit n’avoir « jamais vu ces lettres-là ». Mais il suit de près l’évolution de ce dossier, parce qu’il importe que la confiance du public dans le travail de cette commission ne soit d’aucune façon ébranlée, selon lui.

Faut que le public ait absolument confiance dans la procédure, c’est essentiel, et cette commission-là a le rôle de faire ses enquêtes, un rapport pour s’assurer que les choses se passent selon les règles.

Gaétan Barrette

Le sentiment d’être « inspectés »

« Il y a des médecins qui se sentent littéralement inspectés au sens policier du terme, affirme Gaétan Barrette. Et ce n’est pas du tout du tout l’objet de la commission. » 

S’il advenait que le ton et la façon de procéder de la commission allaient avoir cet effet-là, on a un problème. On a raté notre coup là, c’est pas ça qui est l’objectif.

Gaétan Barrette

Le ministre de la Santé dit qu’il ne serait pas acceptable que la Commission des soins de fin de vie, « qui est supposée être neutre », ait pu faire en sorte que des médecins ne donnent pas l’aide médicale à mourir, ce qui priverait de facto des patients à recevoir cette aide.

Ce serait « contre-productif, c’est même l’annihilation de la loi, ce ne serait pas acceptable », affirme Gaétan Barrette.

Avec les informations d’Olivier Bachand et de Davide Gentile

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