Ben Bishop garde son calme

Ben Bishop garde son calme

TAMPA – Il n’y a pas une position plus cruelle que celle de gardien. Ben Bishop comprend cette réalité. Malgré une microscopique moyenne de 1,88 et un taux d’efficacité de ,930 depuis le début des séries, le gardien du Lightning de Tampa Bay entend constamment les mêmes reproches.

Selon la croyance populaire, les attaquants du Canadien de Montréal Max Pacioretty, David Desharnais et Pierre-Alexandre Parenteau ont exposé sa plus grande faiblesse au cours des derniers matchs en le battant avec des tirs hauts du côté de la mitaine.

Assis confortablement dans son casier après un entraînement du Lightning à la veille du sixième match de la série de deuxième tour prévu mardi, Bishop gardait un pas de recul par rapport aux critiques.

«Non, ça ne me dérange pas, a dit le géant gardien de 6 pi et 7 po. Je reçois des milliers de tirs pendant une saison. Je ne suis pas toujours obligé de peindre un « Picasso » avec mes arrêts. Ça fait partie de mon métier. Je sais que je me ferai déjouer à l’occasion, mais je réaliserai aussi de gros arrêts et d’autre fois, la rondelle touchera le poteau.»

Depuis le début de cette série, Bishop et l’entraîneur Jon Cooper ont chacun fait référence à Pablo Picasso, l’un des plus célèbres artistes du XXe siècle. Après la victoire de 2-1 de son équipe lors du troisième match, Cooper avait mentionné qu’une victoire n’avait pas toujours besoin de ressembler à une toile du peintre espagnol. C’était une façon de rappeler que le résultat final restera plus important que l’élégance.

Une expression commune

Bon joueur, Bishop sourit quand on lui rappelle les commentaires de P.K. Subban à son endroit. Pour ceux qui n’ont pas ouvert la télévision et la radio ou lu les journaux depuis trois jours, Subban avait dit après la victoire de 6-2 du Tricolore obtenue au quatrième match que Bishop était assis sur un fer à cheval, qu’il jouait bien, mais qu’il était aussi chanceux.

«Le fer à cheval est une vieille expression, a répliqué Bishop. Je dirais même que c’est très commun pour les anglophones. Tu peux utiliser cette formulation à plusieurs sauces, ce n’est rien de trop méchant.»

«J’ai entendu des remarques bien plus assassines quand je jouais à l’Université du Maine, a poursuivi le gardien originaire de Denver. Je ne peux même pas répéter les mots qu’on me criait à cette époque.»

Une grande confiance

Dans un autre coin du vestiaire, Alex Killorn a réitéré toute sa foi en son gardien.

«On a une énorme confiance en Ben, a-t-il lancé. Il joue très bien, mais il a peut-être donné un ou deux mauvais buts. Et les médias n’arrêtent pas de parler des erreurs et ils oublient les bons coups. Il a aussi fait de très gros arrêts pour changer le scénario d’un match.»

Killorn a également envoyé une petite flèche à Subban.

«Je pense que P.K. aime provoquer des réactions, a dit l’ailier du Lightning. Il cherchait peut-être à obtenir une réplique de Bishop, mais je sais que ça ne l’affectera pas.»

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