Benoît Huot a décroché la paix intérieure

Benoît Huot a décroché la paix intérieure

MONTRÉAL – Sur le chemin du retour, de Rio à Montréal, en passant par Sao Paulo et Toronto, le nageur Benoît Huot a eu tout le temps nécessaire pour mettre des mots sur les émotions qu’il ressent à la suite de ces Jeux paralympiques.

Quand il est finalement débarqué à l’aéroport Montréal-Trudeau, mardi matin, avec sa médaille de bronze bien en main, Huot ne pouvait sembler plus satisfait.

«J’ai ce sentiment de paix intérieure, de sérénité, a-t-il résumé. Le travail a été accompli.»

Il y a évidemment eu cette troisième place, dans un scénario de rêve, à sa dernière course en carrière au 400 mètres style libre. Une conversation plus profonde permet toutefois de comprendre qu’un tout autre combat a été mené par Huot depuis l’an passé.

Une crise d’anxiété

Au printemps 2015, le Québécois a ainsi été frappé par l’anxiété face à la haute performance sportive.

«Une pure maladie», a-t-il qualifié.

Il fut un moment où l’expérimenté nageur parvenait à peine à se mettre la tête dans l’eau.

«J’avais peur de manquer d’oxygène», a lui-même admis Huot, rappelant les effets de cette crise d’anxiété vécue lors des essais canadiens, en avril 2015, à Toronto.

C’est en mai, quand il s’entraînait à Montréal, que l’athlète a vécu ses moments les plus difficiles. Il a dû consulter, livrer une bataille mentale.

«C’était dur et je me suis dit, il faut que tu te souviennes de ça», a indiqué Huot, qui abordait conséquemment les Jeux paralympiques de façon différente.

De nouveaux défis

Aujourd’hui, Huot sait qu’il devra maintenant vivre avec son anxiété pour le reste de ses jours.

«J’ai appris à composer avec ça, mais ça va toujours être dans moi», a-t-il dit.

S’il rêvait de finir sa carrière paralympique sur une bonne note, Huot a encore, à 32 ans, toute une vie devant lui.

«Je vais avoir d’autres défis, d’autres sources de stress et d’autres rêves», a énuméré le nageur québécois.

Faire grandir le mouvement

Huot aimerait évidemment continuer de s’impliquer dans le sport paralympique.

«Je veux faire grandir le mouvement», a-t-il indiqué, laissant savoir qu’il souhaiterait certainement un jour être chef de mission pour le Canada à de futurs Jeux paralympiques.

À court terme, Huot espère plutôt apporter un coup de pouce au Comité international paralympique qui a montré un désir de revoir, entre autres, le complexe système de classification.

Un chiffre rond

«Si c’était le dernier chapitre d’un livre, ça ferait vraiment une belle fin», a repris Huot, en repensant au podium lui ayant procuré une 20e médaille paralympique.

«En plus, 20, c’est un chiffre rond», a-t-il ajouté, en souriant.

Le dernier chapitre d’un livre’ Peut-être. Mais quand on connaît Benoît Huot, anxiété ou pas, on devine déjà qu’il se prépare à écrire le deuxième tome.

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Quand il est finalement débarqué à l’aéroport Montréal-Trudeau, mardi matin, avec sa médaille de bronze bien en main, Huot ne pouvait sembler plus satisfait.

«J’ai ce sentiment de paix intérieure, de sérénité, a-t-il résumé. Le travail a été accompli.»

Il y a évidemment eu cette troisième place, dans un scénario de rêve, à sa dernière course en carrière au 400 mètres style libre. Une conversation plus profonde permet toutefois de comprendre qu’un tout autre combat a été mené par Huot depuis l’an passé.

Une crise d’anxiété

Au printemps 2015, le Québécois a ainsi été frappé par l’anxiété face à la haute performance sportive.

«Une pure maladie», a-t-il qualifié.

Il fut un moment où l’expérimenté nageur parvenait à peine à se mettre la tête dans l’eau.

«J’avais peur de manquer d’oxygène», a lui-même admis Huot, rappelant les effets de cette crise d’anxiété vécue lors des essais canadiens, en avril 2015, à Toronto.

C’est en mai, quand il s’entraînait à Montréal, que l’athlète a vécu ses moments les plus difficiles. Il a dû consulter, livrer une bataille mentale.

«C’était dur et je me suis dit, il faut que tu te souviennes de ça», a indiqué Huot, qui abordait conséquemment les Jeux paralympiques de façon différente.

De nouveaux défis

Aujourd’hui, Huot sait qu’il devra maintenant vivre avec son anxiété pour le reste de ses jours.

«J’ai appris à composer avec ça, mais ça va toujours être dans moi», a-t-il dit.

S’il rêvait de finir sa carrière paralympique sur une bonne note, Huot a encore, à 32 ans, toute une vie devant lui.

«Je vais avoir d’autres défis, d’autres sources de stress et d’autres rêves», a énuméré le nageur québécois.

Faire grandir le mouvement

Huot aimerait évidemment continuer de s’impliquer dans le sport paralympique.

«Je veux faire grandir le mouvement», a-t-il indiqué, laissant savoir qu’il souhaiterait certainement un jour être chef de mission pour le Canada à de futurs Jeux paralympiques.

À court terme, Huot espère plutôt apporter un coup de pouce au Comité international paralympique qui a montré un désir de revoir, entre autres, le complexe système de classification.

Un chiffre rond

«Si c’était le dernier chapitre d’un livre, ça ferait vraiment une belle fin», a repris Huot, en repensant au podium lui ayant procuré une 20e médaille paralympique.

«En plus, 20, c’est un chiffre rond», a-t-il ajouté, en souriant.

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