Boulevard Saint-Laurent terrasses coupées en deux

Boulevard Saint-Laurent  terrasses coupées en deux

Marchands de Boulevard St. Laurent n ‘t finissent plus de colère contre la Ville.

Les commerçants du boulevard Saint-Laurent n’en finissent plus de rager contre la Ville. Le Service de sécurité incendie leur impose de réduire les capacités maximales de leurs terrasses, moins d’une semaine avant le début du Festival Mix’Arts.

Glenn Castanheira n’en revient pas: une quarantaine de commerçants qui participent au festival devront réduire la capacité maximale de leurs terrasses temporaires de 50%, en moyenne.

La raison: l’octroi des permis d’alcool pour les terrasses a été centralisé et les commerçants doivent dorénavant suivre les directives du Service de sécurité incendie de Montréal (SSIM) plutôt que de faire affaire avec un employé de l’arrondissement.

«Ça n’a pas de sens qu’on nous impose des réductions comme ça au moment de délivrer les permis. Ils faut qu’ils nous laissent au moins une année d’avance», a déploré M. Castanheira, directeur général de la Société de développement du boulevard Saint-Laurent.

Plusieurs bars et restaurants bien connus verront la capacité de leurs terrasses réduite de bien plus que 50%. Celle du Buonanotte perd 151 de ses 245 places, alors que celle du pub McKibbin’s en perd 125 sur 179.

Déjà-vu

La man’uvre a un air de déjà-vu pour M. Castanheira, qui déplorait exactement la même chose tout juste avant le Grand Prix du Canada. La situation avait été réglée en permettant aux commerçants de garder les mêmes capacités de terrasse que l’an dernier.

«On nous a dit qu’on va d’abord régler ça pour le Grand Prix et le Festival Murales, et après on verra pour Mix’Arts», a-t-il raconté.

Le problème, c’est que les commerçants devaient finaliser les préparatifs en vue de Mix’Arts et ils ont dû se baser sur les capacités qui leur étaient permises par le passé.

Quant au maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, il s’est montré surpris d’apprendre que les capacités des terrasses seraient réduites.

«Nous n’avons reçu aucune information, entente, critère, proposition ou enjeu même par rapport à cela», a-t-il souligné.

Une question de sécurité

Pour le chef de section de la réglementation au SSIM, Derry Spence, il s’agit d’abord et avant tout d’une question de sécurité. Il n’était pas question d’accorder une nouvelle entente temporaire aux commerçants.

«En juin, on était conciliants […] mais il y a des situations qu’on a constatés qui mettaient à risque la sécurité des occupants», a-t-il affirmé.

M. Spence ajoute que les mesures temporaires accordées en juin viennent avec des coûts pour le SSIM.

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