Cadre de Laval acquitté d’agression sexuelle

Cadre de Laval acquitté d'agression sexuelle

Un cadre de la Ville de Laval a été acquitté vendredi d’avoir agressé sexuellement une employée à un party de Noël.

«À aucun moment, je n’ai touché ses seins, ni sa cuisse, ni ses parties génitales», avait juré Paul Kuzak à son procès­­, le mois dernier, au palais de justice­­ de Laval.

En rendant son verdict vendredi, le juge Maurice Parent n’a pas dit s’il croyait ou non l’accusé, mais il l’a tout de même acquitté­­.

«L’ensemble de la preuve laisse poindre un doute important sur la culpabilité de l’accusé et, en conséquence, il doit être acquitté», a insisté le magistrat.

Une décision qui a ravi l’avocat de Paul Kuzak, Me Jean Cordeau, qui s’est dit très satisfait du jugement.

«M. Kuzak est très émotionnel. Le parcours a été long. Les enjeux étaient très importants pour lui», a déclaré le criminaliste en sortant de la salle d’audience.

Embauché par la Ville de Laval en 1990, Paul Kuzak y occupe un poste de cadre depuis l’an 2000.

La plaignante, dont on ne peut dévoiler l’identité en vertu d’une ordonnance de la cour, travaille aussi à la Ville, depuis 2003.

Au cours du procès, le juge Parent a entendu des versions passablement contradictoires de ce qui se serait passé lors d’un souper de Noël arrosé de 2009.

La plaignante avait affirmé avoir été touchée aux seins par l’accusé à «six ou sept reprises».

«J’étais stupéfaite, a-t-elle résumé. Vraiment, je ne m’attendais pas à ça.»

Un autre employé présent au souper a soutenu n’avoir vu que trois gestes déplacés­­, alors qu’un second collègue de la victime jurait n’avoir rien vu du tout.

Par contre, l’accusé «a parlé de ses seins. […] Il voulait y toucher, mais [elle] l’a repoussé», a souligné l’homme qui est aujourd’hui retraité.

L’accusé de 50 ans, lui, niait fermement les gestes qui lui étaient reprochés.

La seule «erreur» qu’il a reconnu avoir faite ce soir-là, c’est d’avoir demandé à la victime si elle avait de faux seins.

«J’étais curieux parce qu’elle avait de gros seins. J’ai fait une erreur en lui demandant­­ ça», a-t-il admis.

Kuzak et la plaignante travaillent toujours tous deux à la Ville de Laval.

Après le dépôt de la plainte en 2014, le cadre a été suspendu sans salaire pendant cinq mois et demi, puis il a été réintégré par la suite.

Une partie de son salaire devait lui être remboursée, selon une décision de la Commission des relations de travail.

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