Cartes postales de fin d’année

Cartes postales de fin d'année

Dans la seule journée du 26 décembre, à quelques jours de la fin de l’année 2016, voici ce qu’on pouvait lire, entre autres, dans l’édition électronique du Journal de Montréal:

«Monde des stupéfiants : agression armée dans Hochelaga-Maisonneuve.»

«L’auteur présumé de trois meurtres tout juste sorti d’un hôpital psychiatrique. Il était connu des services de police pour des vols, des violences et du trafic de stupéfiants.»

«Chicago : week-end de Noël sanglant, avec au moins douze fusillades meurtrières.»

«Une pizzéria attaquée quatre fois depuis août. Plusieurs commerces visés dans Ahuntsic dernièrement.»

«Noël sanglant au Mexique : 16 tués et six têtes humaines découvertes.»

Ce sont les guéguères de tous les jours, avec leurs lots de victimes, qui parfois frisent l’hécatombe comme au Mexique. La mort est partout. On s’y habitue malheureusement.

Et je ne parle pas des conflits meurtriers dans les vraies zones de guerre, en Syrie, en Irak, en Libye, au Yemen, au Congo, entre autres. Ni des derniers attentats mortifères du groupe de l’État islamique et autres salafistes commis dans différents pays occidentaux.

Avouez que ce n’est pas jojo comme panorama de fin d’année. Qu’est-ce qu’on a fait, dites-moi, pour mériter cela’

Mais ce n’est pas tout. L’année se termine sur fond de conflit larvé entre les États-Unis et la Russie. On parle d’une nouvelle course aux armements, de perfectionnement des armes nucléaires. Tout ça parce que les États-Unis accusent la Russie d’ingérence dans leur dernière campagne présidentielle et d’avoir favorisé l’élection de Donald Trump. Avouez qu’il faut avoir un certain toupet pour se plaindre d’ingérence dans le processus interne d’un pays, quand ce même pays a fait de l’ingérence l’axe central de sa politique internationale, à travers ses différentes agences et succursales.

La mort du commandant Fidel Castro a été l’occasion pour certains journalistes – non, je ne parle pas des cubanologues patentés, mais d’un autre type de journalisme – de rappeler les multiples tentatives d’assassinat contre le président cubain. En 41 ans, les services de sécurité cubains ont empêché la commission d’au moins 634 tentatives d’assassinats contre le président cubain, dont la majorité ont été fomentées par la CIA de connivence avec la mafia américaine. Des armes de toutes sortes ont été utilisées: venins indétectables, dards empoisonnés, combinaisons de plongée sous-marine infectées, fusils de gros calibre et de nombreux autres stratagèmes, tous plus sophistiqués les uns que les autres. Comme ça ne fonctionnait pas, on a tout fait pour le discréditer, en répandant les rumeurs les plus folichonnes, sur les femmes de Fidel, sur la fortune de Fidel, sur les maisons de Fidel, sur les bateaux de Fidel, etc. On a publié des livres, tourné des films, organisé des campagnes télévisuelles contre lui à travers le monde. Ces ingérences ont coûté des milliards de dollars aux Américains pendant cinquante ans, depuis le premier attentat organisé contre Fidel, en septembre 1960, alors que le leader cubain prenait la parole aux Nations Unies, à New York, jusqu’à tout récemment.

Pourtant, ce petit pays du Tiers Monde n’avait agressé aucun autre pays, encore moins une puissance militaire comme les États-Unis. Ce que voulait le gouvernement cubain, c’était retrouver sa dignité perdue, son indépendance que lui avaient volée les États-Unis, se gouverner par lui-même, assurer le bien-être de son peuple. C’en était trop pour les États-Unis qui rêvaient de faire de Cuba le «Las Vegas des Caraïbes».

La suite la semaine prochaine, en 2017. D’ici là, je vous souhaite une nouvelle année de joies et de petits bonheurs, ce sont les meilleurs.

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