Cas de bactérie mangeuse de chair au Saguenay

Cas de bactérie mangeuse de chair au Saguenay

Une fillette de 5 ans de Saguenay se bat contre la bactérie mangeuse de chair dans un hôpital de Québec.

La fillette récupère bien, même si ses parents demeurent inquiets.

Il semble que l’enfant a commencé à se sentir mal vendredi dernier. Sa mère a compris que la situation n’était vraiment pas normale. La fillette a été hospitalisée.

Diagnostic: streptocoque de type B, hémolytique du groupe A. C’est une maladie à déclaration obligatoire, qu’on appelle souvent la bactérie mangeuse de chair.

«Ça fait peur si on utilise le langage populaire, mais nous, on utilise le nom de la bactérie, tout simplement», dit Chantale Bilodeau, conseillère en soins infirmiers, maladies infectieuses, au CIUSSS du Saguenay-Lac Saint-Jean. «Le streptocoque s’attaque aux muscles, s’il y a complication.»

L’enfant est présentement traité au centre hospitalier universitaire Laval à Québec. La fillette aurait subi une intervention chirurgicale ce vendredi, mais selon sa mère, à qui TVA Nouvelles a parlé brièvement au téléphone, elle se porte mieux. Elle rappelle toutefois qu’il est difficile d’être rassuré à 100 %.

La maladie frappe indifféremment les enfants comme les adultes.

«Les symptômes habituels peuvent provenir d’une plaie, de la peau… La personne se sent vraiment mal, a dû mal à se déplacer, et il peut y avoir du changement dans les signes vitaux.»

«C’est un traitement aux antibiotiques, et 24 heures plus tard, ils ne sont plus contagieux.»

Un protocole d’intervention est aussi mis en place, pour retracer, entre autres, toute personne ayant été en contact avec la personne atteinte.

«Surtout les proches, ceux qui vivent dans la même maison, qui partagent le même lit», précise la conseillère.

Au Québec, 350 cas du genre ont été déclarés en 2016. Le CIUSSS régional affirme que le nombre de cas du Saguenay-Lac Saint-Jean est trop restreint pour être dévoilé, car il craint que les personnes atteintes puissent être identifiées.

Le CIUSSS soutient avoir toutes les ressources sur son territoire pour traiter la maladie dans la région, dans la très vaste majorité des cas.

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