Commémorations montréalaises

Commémorations montréalaises

Photo courtoisie des Archives de la Ville de Montréal, VM12-14_6

Dessin du costume commémoratif

En 1942, la guerre fait rage en Europe. Malgré tout, Montréal souligne ses 300 ans d’existence, depuis sa fondation en 1642 par Paul Chomedey de Maisonneuve, Jeanne Mance et leur équipée. Les festivités, organisées par la Commission du troisième centenaire, durent toute l’année. Plusieurs événements populaires ont lieu en plus de la célébration religieuse officielle de ce 17 mai, au pied de la montagne. On voit d’ailleurs, à la taille de la foule rassemblée, que l’événement est très couru! Le public est aussi convié à des opérettes sur la montagne ou à des pèlerinages historiques dans la vieille ville. Une troupe de danseurs folkloriques est également mise à contribution pour animer la foule lors des fêtes de l’été. Les costumes empruntent des éléments du vêtement traditionnel canadien-français, et les robes des femmes sont décorées d’un motif bien particulier: les armoiries de la ville!

Photo courtoisie des Archives de la Ville de Montréal, VM12-2-3-1_9-001

Danse au marché Maisonneuve

Montréal a été fondée en disant une messe. Elle eut très probablement lieu sur l’actuelle pointe à Callière, dans le Vieux-Montréal. Celle qu’on donne à l’occasion du 300e anniversaire de la ville se tient devant le Quartier général des incendies. Pourquoi ce site’ Par habitude, car depuis le 19e siècle, les Montréalais s’y rassemblent souvent pour des manifestations de toutes sortes. C’est donc le lieu tout indiqué pour ce genre d’événement attirant de grandes foules. La «centrale», comme on l’appelle aussi, n’est pas une caserne de pompiers à proprement parler, mais plutôt un centre de communication assurant la coordination du service des incendies dans toute la ville. Quand le quartier général s’y installe, en 1937, la centrale compte 23 lignes téléphoniques dédiées répondant aux 2850 boîtes d’alarme rouges par lesquelles on signalait les incendies jusqu’en 1979. Le 9-1-1 de l’époque, en quelque sorte…

Photo courtoisie des Archives de la Ville de Montréal, DM5 #104274

Ville de Montréal, Direction des grands parcs et de la nature en ville

Sur la rue Sainte-Catherine, entre Saint-Hubert et Berri, le restaurant Da Giovanni est toujours là, tout comme le disquaire Archambault, à quelques pas. Il est difficile aujourd’hui de se souvenir que l’actuelle place Émilie-Gamelin était auparavant un banal stationnement! En 1992, le comité organisateur du 350e désire en effet léguer aux Montréalais de nouvelles installations et des aménagements modernisés qui leur permettront de mieux profiter de la ville. La place Émilie-Gamelin naît donc dans cette foulée. De plus, le Vieux-Montréal fait l’objet de plusieurs réaménagements importants. Le Vieux-Port est transformé en promenade et le marché Bonsecours est enfin ouvert au public pour la première fois depuis une trentaine d’années! Aussi, un musée d’histoire et d’archéologie, Pointe-à-Callière, est bâti sur les lieux de la première installation européen­ne de Ville-Marie et fait traverser les siècles à ses visiteurs.

Chaque anniversaire commémoratif souhaite souligner à sa façon les beautés de la ville, et 2017 n’y manquera pas. Participez à votre tour au 375e!

 http://www.375mtl.com

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