Condamné par des médecins il se fait soigner en Europe

Condamné par des médecins il se fait soigner en Europe

Condamné par des médecins québécois, un homme du Témiscouata atteint d’un cancer du pancréas a tenté le tout pour le tout et se fait soigner en Allemagne.

À 49 ans, la nouvelle tombe pour Marc-André Michaud. Il est atteint d’une forme grave de cancer du pancréas, une tumeur de la grosseur d’un citron. Et le diagnostic de l’oncologue n’est pas très reluisant.

«Il dit dans ton cas, si je t’ouvre, je vais te refermer parce qu’il n’y aura rien à faire à cause des artères qui sont atteintes par la tumeur», a déclaré Marc-André Michaud.

Il insiste pour qu’on lui prodigue des traitements. «La chimio, pour lui, ce n’était pas pressant étant donné que dans sa façon de dire, il n’y a rien à faire de toute façon, a-t-il dit. Lui, il voyait entre 3 mois et 6 mois à vivre. C’était vraiment destructeur comme langage. Ça ne me donnait pas le courage.»

Le père de trois enfants refuse de baisser les bras. Il réclame d’être soigné au Québec. Quinze traitements de chimio plus tard, la masse diminue de plus de 50 %, mais son chirurgien refuse toujours de l’opérer.

«Il m’a dit que je n’étais pas opérable, a témoigné Marc-André Michaud. Il dit « Regarde, tu ‘feels’ bien. Profites de la vie là.»

Il tente alors le tout pour le tout et s’envole pour l’Allemagne.

Pour près de 15 000 $, il reçoit deux traitements de chimio-embolisation. Sous anesthésie locale, le produit de chimiothérapie est injecté et l’artère est ensuite bouchée par le produit embolisant. L’intervention pratiquée à l’hôpital universitaire Goethe de Francfort est un succès.

«(Le médecin) m’a regardé, il a regardé ma conjointe, a-t-il souligné. Il a dit « On ne parle pas de mois à vivre. Je vous donne bien des années ». Ç’a amélioré ma santé de 75 %».

Marc-André Michaud a déjoué tous les pronostics, mais aujourd’hui, il dénonce le fatalisme des médecins québécois.

«C’est deux poids, deux mesures. On me dit que je vais mourir au Québec. Puis, lui, il me dit que je vais vivre beaucoup d’années encore», a déploré l’homme qui habite aujourd’hui en Beauce.

Il réclame que cette procédure, qui a fait ses preuves en Allemagne depuis une vingtaine d’années et qui peut sauver des vies, soit pratiquée au Québec.

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