Couillard ne veut pas entrer en guerre avec les médias

Couillard ne veut pas entrer en guerre avec les médias

Philippe Couillard refuse de dire s’il croit que certains médias répondent à des «commandes politiques».

«Je vais garder, là-dessus, mes opinions pour moi», a tranché Philippe Couillard vendredi lors d’un point de presse pour faire le bilan de sa session parlementaire.

Au cours des derniers mois, des ministres de son gouvernement ont critiqué le travail du Bureau d’enquête des médias de Québecor pour ses reportages sur l’ère Charest.

Jean-Marc Fournier a notamment affirmé que les révélations sur les liens entre Philippe Couillard et l’ex-organisateur politique Marc-Yvan Côté relevaient «plus du discours politique partisan que de la nouvelle politique».

Dernier mot

Le premier ministre, lui, refuse de critiquer le travail des médias, parce que ceux-ci ont forcément «le dernier mot».

«Si je commence à me chicaner avec vous sur la façon dont vous faites votre travail, je pense que ça commence bien mal la façon dont on travaille ensemble», a dit Philippe Couillard.

Toutefois, le premier ministre a de nouveau dissocié son gouvernement de celui de Jean Charest. «De dire que des gens qui étaient présents à une autre époque… que par association on serait coupables, c’est totalement inacceptable», a-t-il soutenu.

Par ailleurs, Philippe Couillard a aussi fermé la porte aux rumeurs de remaniement à court terme. «Ce n’est pas dans mon plan, actuellement», a-t-il assuré. En janvier, il avait pourtant laissé planer la possibilité de rebrasser les cartes.

Legault se prépare

En dressant le bilan de sa propre session, François Legault a révélé qu’il prépare ses troupes pour des élections anticipées dès la fin de l’été. «J’ai demandé à mon équipe, incluant Brigitte Legault à l’organisation, d’être prête pour le 15 août: donc, les autobus, les pancartes, les candidats, etc. J’ai commencé à avoir des réunions pour la plateforme électorale, le cadre financier», a énuméré le chef de la CAQ.

Le chef caquiste ne fait pas confiance au premier ministre pour respecter la loi sur les élections à date fixe, selon laquelle le prochain scrutin aurait lieu en octobre 2018. «Un libéral, c’est un libéral», a-t-il lancé, en rappelant que Jean Charest avait déclenché des élections hâtives en 2012.

Jean-François Lisée affirme aussi que son parti est prêt «à tous les scénarios». Toutefois, le premier ministre aurait «à payer le prix de l’irrespect de cette loi que nous avons proposée et que nous allons respecter», affirme le chef péquiste.

Comme il l’avait fait récemment, Philippe Couillard a réitéré vendredi que «les élections auront lieu à la date prévue» par la loi sur les élections à date fixe.

Ce qu’ils ont dit

Sur l’échec de la convergence souverainiste : « La personnalité du Parti québécois et de Québec solidaire s’est révélée à travers cet épisode-là, pour longtemps. » Jean-François Lisée

« Vous allez ­continuer de me voir parfois absent à l’Assemblée nationale, parce que je veux être sur le ­terrain. » François Legault

« On ne fonde pas un parti politique pour organiser des soupers spaghettis, des épluchettes de blé d’Inde ou des bingos. Quand on s’implique dans un parti politique, c’est pour former le gouvernement. » Gabriel Nadeau-Dubois

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