De fidèles partisans aux quatre coins du Québec

De fidèles partisans aux quatre coins du Québec

Avec un tapis blanc, l’arrivée du temps froid et l’approche du traditionnel Championnat mondial qui aura lieu à Montréal, l’hiver typique québécois cogne bel et bien à la porte. Les partisans de hockey junior sont bien servis.

La LHJMQ ne peut qu’en profiter dans ses 18 marchés. Les raisons sont nombreuses pour converger vers les différents amphithéâtres de la province.

Le circuit Courteau regorge de fidèles partisans qui sont toujours au rendez-vous.

Le Journal de Montréal a fait une tournée des marchés pour rencontrer ces irréductibles aux couleurs de leur équipe préférée. Certains d’entre eux ont d’ailleurs connu la première époque de la ligue en 1969 en plus d’être des témoins attentifs des moments ou des prouesses de grands joueurs qui ont marqué l’histoire du circuit.

D’autres ont essuyé quelques larmes de tristesse en voyant leurs favoris partir vers d’autres cieux ou versé des larmes de joie en accueillant une nouvelle formation dans leur voisinage.

Peu importe les résultats, ces partisans en or se rangent derrière leur équipe locale sans retenue. Voici quelques-uns d’entre eux qui n’hésitent jamais à se pointer le nez à l’amphithéâtre.

Avec la collaboration de Sandro ­Célant (Baie-Comeau), Olivier ­Therriault (Rimouski), Ian Clermont (Rouyn-Noranda), Pierre-Olivier ­Gingras ­(Victoriaville).

Tigres de Victoriaville

55 ans | Abonné depuis 7 ans

«Je ne manque pas beaucoup de matchs quand ils sont à 19 h. J’adore l’équipe et j’aime avoir du plaisir à encourager les joueurs avec les partisans», a souligné celui qui a été marqué par le passage de Philip Danault et Kevin Poulin chez les Félins. Il gardera aussi un bon souvenir de la remontée de ses Tigres l’an dernier face aux Remparts de Québec. «On perdait 4 à 0 après 40 minutes. Plusieurs partisans avaient déjà quitté l’aréna. Il y avait des gens de Québec près de ma section et je leur disais qu’on irait en prolongation. On a marqué sept fois en troisième période et la prolongation n’a même pas été nécessaire.»

Danielle Imbeault et Jean-Roch Tremblay

60 et 74 ans | Abonnés de saison depuis 19 ans

«Le Drakkar, c’est quelque chose de gros et il faut que ça continue à Baie-Comeau. Moi, j’adore l’équipe. Je crois que ma blonde est encore plus maniaque que moi», dit M. Tremblay, fidèle partisan qui a vécu les hauts et les bas de la concession depuis 20 ans. Je vais toujours me souvenir des deux années où le Drakkar s’est rendu en finale. C’était tout simplement magique.» Sa tendre moitié s’implique dans le fan-club de l’équipe. «Nous l’avons relancé il y a neuf ans, et on continue de s’impliquer. Cela nous permet d’être encore plus près des joueurs», relate celle qui appréciait les mises en échec percutantes de Jean-François Jacques.

Bernard Gagné et Pierre Rioux

65 et 69 ans Retraités | Partisans depuis 1995 et 2002 respectivement

«Je suis fidèle à l’équipe puisqu’elle me fait vivre son amour du hockey», a expliqué M. Gagné qui a adoré Brad ­Richards. J’ai été entraîneur pendant des années et je revis les mêmes émotions fortes en assistant aux matchs de l’Océanic. Mon plus beau souvenir est la conquête de la Coupe Memorial en 2000. Cette équipe était imbattable. Son compagnon Pierre Rioux a eu la piqûre de l’Océanic quand il s’est établi à Rimouski il y a 15 ans. «Sidney Crosby m’a attaché à jamais à cette équipe. Elle me fait vibrer autant aujourd’hui, a témoigné celui qui a été conquis par le but de Michaël Joly en deuxième période de prolongation pour gagner la coupe du Président.

Denise Gagnon alias « La Comète »

«Je suis la fan numéro un des Cats depuis 47 ans. Quand je me suis divorcé à l’âge de 27 ans, j’avais tellement d’amour à donner que je les suivais partout. Ils étaient comme mes petits-enfants. Même dans les années creuses, je ne les ai jamais abandonnés», a raconté la dame qui se souvient particulièrement du dur à cuire Hunter Lahache en 2001-2002 alors qu’elle a connu tous les logos de la concession. «À la conquête de la coupe Mémorial en 2012, j’étais entourée de quatre soigneurs pour être sûr que je ne fasse pas une crise de c’ur. Les joueurs sont venus me chercher et m’ont portée dans leurs bras.»

67 ans | Abonné de saison depuis 21 ans

«J’ai manqué cinq matchs en 21 saisons, dont deux cette année à cause d’une opération. C’est une organisation formidable. Les entraîneurs et la direction veulent offrir le meilleur aux partisans. On voit que cette équipe joue ensemble. Ce n’est pas l’histoire d’un joueur, c’est une histoire d’équipe, ce qui est formidable», a applaudi celui qui se rappelle de Mike Ribeiro, mais aussi du Russe Sergei Ostapchuk. Celui-ci était passé à Rouyn-Noranda la saison précédant l’écrasement d’avion du Lkomotiv de Iaroslavl dans lequel il a péri en septembre 2011. «Nous avons maintenant notre coupe du Président depuis le mois de mai. Nous ne nous faisons plus achaler par les Foreurs de Val-d’Or.

Armada de Blainville-Boisbriand

Karine Teasdale et Jean-François Chabot

37 et 33 ans | Abonnés de saison depuis 2013

«J’ai découvert le hockey de l’Armada grâce à mon copain Jean-François. Je suis là depuis le premier match. J’aime la philosophie de l’équipe fondée sur l’effort et l’éthique de travail. C’est plus important que le résultat», a souligné M. Teasdale, de Saint-Hubert, qui affronte le trafic montréalais pour assister à presque tous les matchs. Celle-ci est d’ailleurs la grande tante d’un attaquant de l’équipe, Joël Teasdale. «Quand il a été sélectionné par l’Armada en 2015, c’est le moment dont je vais toujours me souvenir et qui m’est le plus précieux.»

Olympiques de Gatineau

Photo Agence QMI, Marc Desrosiers

54 ans | Abonné de saison depuis 10 ans

«J’ai connu l’époque des Festivals de Hull. Je suis un grand partisan de cette équipe depuis plus de 40 ans. Je venais toujours au Centre Robert-Guertin avec mon frère et mon père. C’était comme ma deuxième adresse. Il y avait tellement d’ambiance. Cet édifice me manquera quand le club va changer d’aréna, a regretté celui qui est membre du groupe des Porteurs de Flambeau. Je vais toujours me souvenir de l’époque des Pat Burns et Claude Julien. Il y a tellement de bons joueurs qui sont passés par les Piques. J’en ai vu plusieurs, mais j’ai apprécié Denis Pomerleau dans les années 70. À ma retraite, je veux faire le tour des amphithéâtres de la ligue.»

Phoenix de Sherbrooke

Photo Agence QMI, PIER-YVES CARBONNEAU-VALADE

«J’ai toujours été une amatrice de hockey. Ce sport est ancré chez moi. Je suis contente que le Phoenix soit de retour à Sherbrooke depuis cinq saisons. Cette équipe nous a manqué. Il faut l’encourager même si ça ne va pas toujours bien. Elle fait tellement d’efforts pour ses partisans et sa communauté.»

Photo Agence QMI, PIER-YVES CARBONNEAU-VALADE

«Je suis le Phoenix depuis son retour en 2012. Nous sommes gâtés par cette équipe. J’étais aussi un partisan des Castors et des Faucons», a fait savoir M. Rodrigue qui est toujours accompagné par sa petite-fille de 10 ans, ­Livia, et son petit-fils de 9 ans, Étienne. «Je vais toujours garder de bons souvenirs de l’époque de Guy Lafleur quand il jouait avec les Remparts. Le ­Démon blond remplissait toujours le Palais des Sports. Il y avait plus de 6000 personnes.»

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