De la joie à la déception

De la joie à la déception

Joie et désillusion se sont côtoyées pendant une bonne partie de la soirée mercredi à l’Olympia et c’est finalement cette dernière qui l’a emportée.

Non, ils n’étaient pas 61 004, mais c’était bruyant dans cette salle de spectacle où l’Impact avait convié ses partisans pour le visionnement du plus important match de son histoire en MLS.

Quelques centaines de fervents, vêtus pour la plupart de bleu et de noir, s’étaient déplacés pour l’événement. Et s’ils étaient bruyants, ils n’étaient pas pour autant confiants dans les minutes précédant le premier sifflet de l’arbitre. Les deux buts encaissés par le onze montréalais au Stade olympique avaient un peu sapé les espoirs des troupes.

«Je dirais que je suis plus ou moins confiant», avait avoué Jean-François L’Écuyer au ­Journal de Montréal.

«Je suis semi-confiant, avait renchéri Mohammed Kachache. Les deux buts qu’on a pris à l’aller font mal, mais on a une bonne équipe et un bon gardien de but. Evan Bush peut nous garder dans le match.»

EN LIESSE

Mais l’Impact a rapidement redonné espoir à ses fans. Le but inscrit par Dominic Oduro à la 24e minute les a fait bondir de leur chaise et entonner un «Allez Montréal!»

Pendant un moment, l’Olympia a pris des allures de petit stade Saputo. Sauf que les encouragements ont cédé leur place à un silence anxieux quand le Toronto FC a enchaîné deux filets avant la fin de la première demie.

Habitué d’assister aux matchs de l’Impact, Luc Rosselet souhaitait un but rapide de l’équipe au retour de la mi-temps. Pour lui, c’était crucial pour espérer la qualification.

«On doit marquer un but dans les 15 premières minutes. On doit marquer les premiers», affirmait-il.

COURTE JOIE

Ignacio Piatti a exaucé son v’u en marquant à la 53e minute, créant l’égalité 2 à 2. Les chants de joie ont fusé dans l’enceinte de la rue Sainte-Catherine. À ce moment, l’Impact était virtuellement qualifié pour la finale.

Mais le pointage n’a pas tenu. Toronto a allumé sa puissante machine offensive. Acclamée par plusieurs, l’entrée en jeu de ­Didier Drogba fut l’ultime réjouissance des partisans massés à l’Olympia.

La plupart sont restés jusqu’à la toute fin, mais sont partis le visage long d’avoir seulement frôlé leur rêve de finale.

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