De nombreuses infirmières pensent quitter leur métier

De nombreuses infirmières pensent quitter leur métier

Les professionnels de la santé sont à bout de souffle et chez les infirmières plus de la moitié songeraient à quitter la profession, selon un sondage effectué par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec au Bas-Saint-Laurent.

Les compressions libérales en santé dans la région compromettent la qualité des soins aux patients, soutient la fédération.

Parmi les constats, 47 % des professionnelles en soins consultées ont affirmé ne plus avoir le temps de vérifier le confort de leurs patients et 76 % disent ne pas avoir le temps d’expliquer les autosoins aux patients.

«L’enseignement s’est important, c’est-à-dire renseigner les patients sur les indications et contre-indications relatives à leurs médications. C’est d’être capable de planifier quand le patient va retourner à la maison, qu’est-ce qu’il doit surveiller. Quand on n’a pas le temps de parler de prévention et de bonnes habitudes de vie concernant une maladie, ce sont des situations qui vont se dégrader», a affirmé la présidente de la FIQ, Régine Laurent.

Les compressions ont des incidences démoralisatrices sur les infirmières en plus d’augmenter la surcharge de travail. Environ 78 % d’entre elles considèrent ne pas avoir les outils nécessaires pour dispenser des soins convenablement et 82 % ont affirmé terminer leur quart de travail plus tard.

«En face de nous, on a un ministre de la santé qui fait beaucoup de pirouettes, qui fait des blagues, qui dénonce les gens, mais pendant ce temps-là, y’a des gens qui ont besoin de soins et ce qu’on réalise c’est que les soins ne se donnent pas parce qu’il y a eu trop de coupes en santé», déplore le député de Rimouski, Harold Lebel.

Étiquettes : ,

Laisser un commentaire