Début du procès de quatre agents de Trois-Rivières

Début du procès de quatre agents de Trois-Rivières

Le procès de quatre policiers s’est amorcé lundi plus de trois ans après la diffusion d’images captées par une caméra de surveillance du Cégep de Trois-Rivières montrant Alexis Vadeboncoeur étendu au sol se faisant rouer de coups par ces agents.

Les policiers sont tous accusés de voies de fait causant des lésions corporelles et d’une série d’accusations pour avoir produits de faux rapports de police, d’avoir voulu cacher ce qui s’est réellement passé ce soir-là.

Des accusations de voies de fait armées et d’usage négligent d’une arme à feu s’ajoutent pour deux de ces agents. Ce procès sera déterminant pour la suite de leur carrière.

Le premier témoin entendu lundi matin a été Alexis Vadeboncoeur lui-même, venu raconter au juge la soirée du 2 février 2013, à partir du moment où il est entré dans une pharmacie de Trois-Rivières pour dérober des narcotiques jusqu’à la fin de l’intervention policière au cours de laquelle il aurait été battu.

Une caméra de surveillance a capté la scène et ces images qui ont fait le tour du monde. Ces extraits sont maintenant visés d’une ordonnance de la cour, puisqu’il s’agit d’une preuve clé dans le procès.

M. Vadeboncoeur affirme avoir décidé de se rendre aux policiers voyant qu’il ne pourrait s’échapper plus loin. Il a d’abord lancé l’arme du crime avant de se coucher au sol face contre terre. Ses mains étaient, selon lui, bien dégagées et faciles d’accès pour les policiers.

Vadeboncoeur a dit avoir été roué de coups de pieds, de coups de poing et même frappé par un objet métallique qui serait selon lui l’arme de service de l’agent Dominic Pronovost. Il a subi de multiples blessures au visage, au corps et aux testicules.

Avant même leur comparution devant le juge, deux de ces policiers ont été congédiés.

Marc-André Saint-Amant et Kaven Deslauriers ont été remerciés par la ville de Trois-Rivières, qui affirme que le lien de confiance avec la population et l’employeur a été rompu. Leur statut de policier temporaire et auxiliaire permettait à la ville de le faire.

Les deux autres accusés, des employés permanents, sont pour le moment suspendus sans solde jusqu’à la fin des procédures judiciaires.

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