Des coupures qui priveront des Québécois de Coupe du monde

Des coupures qui priveront des Québécois de Coupe du monde

Patinage de vitesse Canada n’enverra pas ses athlètes à différentes épreuves internationales pour des raisons budgétaires au cours des prochains mois.

«Choquant, le terme est peut-être un peu fort, mais c’est surtout surprenant que nous soyons rendus là», a réagi la Québécoise Marianne St-Gelais, lorsque jointe par l’Agence QMI, hier.

En courte piste, St-Gelais, Charles Hamelin et les autres patineurs ne participeront donc pas à la Coupe du monde de Minsk, en Biélorussie, du 10 au 12 février.

«C’est dommage que ce soit les athlètes qui paient, a laissé tomber St-Gelais. De rater une Coupe du monde, ce n’est peut-être pas dramatique, mais il faut comprendre que nous en sommes à la fin d’un processus olympique. Pour nous, les athlètes, ce sont les compétitions comme celles-là qui nous donnent du bagage et qui servent à bâtir la confiance. Dans l’optique où l’on nous demande de performer, c’est particulier.»

Dommage pour les athlètes

À propos des patineurs de vitesse longue piste, ils se retrouvent quant à eux privés d’une épreuve de la Coupe du monde prévue en mars, en Norvège.

«C’est sûr que c’est dommage pour les athlètes, a avoué le responsable des communications de Patinage de vitesse Canada, Patrick Godbout. C’est comme tirer sur un diachylon, ça fait mal sur le coup, mais à long terme, les décisions ont été prises pour revenir sur le droit chemin.»

Éviter un saignement

Si la situation n’est pas au beau fixe, Patinage de vitesse Canada refuse de sonner l’alarme.

«On ne déclarera pas faillite demain matin, a poursuivi le porte-parole. Le but est simplement d’éviter un saignement. On parle d’une décision responsable. La réalité, c’est qu’il y a moins de revenus qui rentrent par rapport à ce qu’on avait projeté et qu’il y a eu plus de dépenses qu’anticipé.»

La fluctuation du dollar canadien aurait notamment causé des maux de tête à l’organisation. Il demeure toutefois possible de se questionner sur la façon dont le budget a été géré au cours des dernières années.

«S’il y a une chose positive à retenir, c’est qu’en coupant maintenant, on montre un désir d’avoir une stabilité financière pour l’année olympique», a souhaité St-Gelais.

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