Des gens d’affaires de Saint-Augustin appuient l’entente avec Québec

Des gens d'affaires de Saint-Augustin appuient l'entente avec Québec

Les gens d’affaires du Parc industriel François-Leclerc à Saint-Augustin appuient le projet d’entente signé avec la Ville de Québec et se rangent derrière les arguments du maire Sylvain Juneau.

Un sondage en ligne mené auprès des industriels révèle que 85% d’entre eux sont favorables (ou neutres) face à la nouvelle entente proposée visant à régler définitivement la saga de la quote-part d’agglomération.

Jean-François Dufresne, qui dirige l’entreprise Préverco, dit avoir reçu une trentaine de réponses sur une centaine de membres dans le parc industriel augustinois. «C’est un échantillon représentatif. Les gens ont reçu l’entente, ils ont eu le temps de la lire et de poser leurs questions au maire lors d’une rencontre. La majeure partie des gens à qui j’ai parlés ont une opinion favorable», a-t-il confié en entrevue.

Le résultat de ce coup de sonde a été dévoilé par voie de communiqué lundi matin. M. Dufresne assure qu’il «ne fait pas de politique» et se dit soucieux de «contribuer au débat public» au moment où les élus auront à se prononcer.

Rapport de l’expert

Le maire et les conseillers ont reçu dimanche soir le rapport tant attendu de l’expert François Des Rosiers qui a été mandaté pour évaluer les bienfaits ou non de l’entente. Une décision ne saurait tarder. Rappelons que la Ville de L’Ancienne-Lorette a rejeté l’entente et préfère miser sur sa bataille devant les tribunaux dans l’espoir de récupérer plusieurs millions qui auraient été payés en trop à la Ville de Québec.

«Pour le bien-être de tous, les gens d’affaires du parc François-Leclerc pensent qu’il est plus que temps de stabiliser la situation et de rétablir le climat de confiance à Saint-Augustin-de-Desmaures et que cela passe par l’adoption à très court terme de l’entente signée en novembre dernier avec la Ville de Québec», peut-on lire dans le communiqué.

L’entente n’est pas parfaite

M. Dufresne reconnaît que l’entente n’est pas parfaite mais il est convaincu que la Ville de Saint-Augustin y gagnera avec le développement de son parc industriel, reprenant ainsi le discours du maire Juneau qui fait miroiter aux citoyens de sa ville des avantages que les Lorettains n’ont pas.

«Ça débloque la capacité d’aller chercher des revenus additionnels et de les garder en bonne partie. Actuellement, plus la ville se développe, plus ça coûte cher, c’est un cercle vicieux. Si on avait eu une entente similaire au départ en 2009, je pense qu’on n’aurait jamais eu de problème de quote-part à Saint-Augustin.»

La «refusion» n’est plus une option

M. Dufresne faisait partie d’un quatuor d’hommes d’affaires influents qui avait proposé, au printemps, une «refusion» avec la Ville de Québec lors de la campagne électorale à la mairie de Saint-Augustin. Louis Garneau, dit-il, appuie également le projet d’entente avec Québec aujourd’hui après avoir milité en faveur d’une refusion. Le Journal n’a pas été en mesure de joindre M. Garneau lundi matin.

«À l’époque, ce qu’on disait, après avoir rencontré des ministres, c’est qu’il n’y avait pas de volonté de faire des changements. On n’en voyait pas. Si on avait eu ça sur la table, on n’aurait peut-être jamais parlé de refusion. Le but, ça a toujours été de stopper l’hémorragie et de stabiliser la situation», précise M. Dufresne.

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