Des vies sauvées grâce aux c’urs mécaniques

Des vies sauvées grâce aux c'urs mécaniques

L’un a 25 ans, l’autre a 75 ans. Maxime Gallant et Marc Thomassin, deux patients de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec Université Laval, ont un point en commun : l’implantation d’un c’ur mécanique révolutionnaire leur a littéralement sauvé la vie.

L’Institut soulignait mercredi avoir procédé à l’implantation de 56 c’urs mécaniques depuis 2009, année où le dispositif révolutionnaire, le Heart Mate II, a été approuvé au Canada.

«Avant, il y avait d’autres types de c’urs mécaniques, qui étaient beaucoup moins sécuritaires. On utilisait ces machines en désespoir de cause : c’était 70% de mortalité à 30 jours, et les patients devaient rester à l’hôpital. Mais maintenant, les patients peuvent retourner à la maison, et c’est 95% de survie à 1 an», mentionne le Dr Éric Charbonneau, chirurgien cardiaque.

Ces appareils, qui aident le c’ur à pomper le sang à travers le corps, sont pour la plupart des patients une solution temporaire, en attendant la transplantation d’un c’ur.

C’était le cas de Maxime Gallant, un jeune homme en pleine forme, dont la vie a basculé à 23 ans.

«Entre la vie et la mort»

«Du jour au lendemain, plus rien ne marchait. J’ai pogné une grosse grippe et après, ça a dégénéré. Je m’endormais partout, j’étais vraiment essoufflé. Ils ont finalement vu que mon c’ur était insuffisant.»

Alors qu’il était «entre la vie et la mort», un c’ur mécanique lui a été implanté, en attendant une transplantation. «Je capotais vraiment», dit-il.

Mais «par miracle», un an et demi plus tard, son propre c’ur a récupéré, si bien que l’appareil a pu lui être enlevé.

«J’ai jamais lâché. Je me suis entraîné 4 fois par semaine, j’ai pris ma médication à la lettre et je faisais attention à mon alimentation. Je montais des montagnes à la course avec mon c’ur mécanique!», raconte le ferrailleur, qui a retrouvé en tout point sa vie d’avant.

Un cas «exceptionnel», confirme le Dr Mario Sénéchal, cardiologue. Ce dernier et Maxime envisagent, d’ailleurs, de participer à un triathlon ensemble prochainement.

Une «énorme» différence

Pour Marc Thomassin, qui a été hospitalisé à maintes reprises pendant 30 ans pour des problèmes cardiaques, son c’ur mécanique, qui l’a sauvé il y a six ans alors qu’il n’était même plus en mesure de se laver seul, est une thérapie définitive.

«Ça me permet d’avoir une qualité de vie, la différence est énorme. J’étais en phase 4, il n’y a pas d’autres phases après… Je pensais jamais voir mes deux petites-filles de 2 et 4 ans. J’ai pu les voir après avoir obtenu le c’ur mécanique», souligne le septuagénaire, les yeux pétillants.

M. Thomassin, ancien directeur d’école, peut maintenant participer à des activités sociales. «J’ai joué au golf, à la pétanque», mentionne l’homme de 75 ans qui s’entraîne trois fois par semaine pour garder la forme, et qui est suivi par l’équipe de l’Institut.

Un appareil coûteux

À lui seul, le Heart Mate II coûte 125 000 $. Il a été implanté à plus de 22 000 patients dans plus de 35 pays à travers le monde.

L’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec Université Laval est l’un des centres où il s’effectue le plus grand nombre d’implantations de c’urs mécaniques au Canada. Au Québec, c’est à l’Institut qu’il s’en fait le plus.

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