Deux sites potentiels pour retrouver le corps de Lyne Massicotte

Deux sites potentiels pour retrouver le corps de Lyne Massicotte

QUÉBEC – À la lumière des informations révélées par Alain Perreault lors de ses aveux, les autorités ont identifié deux sites potentiels où l’accusé aurait pu avoir abandonné le corps de Lyne Massicotte.

Le procès pour meurtre d’Alain Perreault s’est poursuivi au palais de justice de Québec, jeudi matin. Quinzième témoin de la poursuite, le policier André Turcotte a collaboré aux recherches afin de retrouver le corps de Lyne Massicotte en 2010.

Le 11 mars de cette année-là, celui qui était responsable de l’unité de soutien et de recherche pour la police de Québec visionne une partie des aveux d’Alain Perreault au grand patron.

L’accusé croyait alors être membre d’une organisation criminelle fictive, de septembre 2009 à janvier 2010. Il avait affirmé avoir laissé le corps de la victime près de Lévis sur la grève, au bout d’une route sinueuse, en bas d’une petite pente à proximité du fleuve Saint-Laurent et d’un poste d’Hydro-Québec. Perreault précise qu’il y avait des arbustes.

Informations en main, le policier Turcotte attend que la neige fonde et effectue un premier repérage en voiture en compagnie de deux collègues, le 26 avril 2010. Un seul site potentiel est identifié, à Beaumont. Le 4 mai 2010, des recherches «minutieuses» sont menées à proximité d’une station d’épuration des eaux de Saint-Étienne-de-Beaumont.

Râteaux et détecteur de métal en main – Lyne Massicotte avait une tige de métal dans le dos -, neuf personnes et deux maîtres-chiens fouillent le secteur durant quatre heures. «On n’a rien trouvé, ça a été négatif au niveau des recherches», a exprimé le témoin.

Le 20 mai 2010, le policier Turcotte participe à un exercice de repérage du haut d’un hélicoptère. La vue aérienne permet de cibler quatre autres sites, dont un seul s’avère valable après vérifications. Ce second endroit pertinent, situé près du chantier maritime de la Davie, a aussi été passé au peigne fin, le 2 juillet 2010. L’exercice s’est avéré infructueux.

Les autorités ont aussi procédé à l’analyse de la boue retrouvée sur les jantes et les roues du véhicule de Lyne Massicotte, une Pontiac Sunfire noire. L’expert en minéralogie Jean-François Wilhelmy a observé deux échantillons, quasi identiques, qui présentaient une «signature très claire», soit des fragments de «shale rouge arrondis».

Cette roche «rare en surface» et «distinctive» se retrouve normalement sur le «bord d’une plage». Dans la région, on la voit le long du fleuve à Lévis, a-t-il précisé, ajoutant les secteurs de Cap-Rouge et Lauzon. Cette information venait corroborer des éléments évoqués par l’accusé au grand patron.

En contre-interrogatoire, la défense a notamment questionné le témoin à savoir si ce shale rouge pouvait se retrouver au lac Saint-Jean. «Aucune idée», a statué l’expert, qui a reconnu avoir fait d’autres vérifications sommaires à la demande des policiers, qui lui ont apporté de nouveaux échantillons. Dans tous les cas, rien ne concordait avec les premières analyses.

M. Wilhelmy a aussi expertisé une espadrille «propre», qui ne contenait pas de minéraux. Le soulier avait une brûlure importante, laissant penser que le propriétaire de ce morceau pouvait avoir éteint une cigarette avec son pied.

Le procès se poursuit en après-midi.

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