Discours à l’ONU, sans le nommer Trudeau lance une pointe à Trump

Discours à l'ONU, sans le nommer Trudeau lance une pointe à Trump

NEW YORK En mode séduction devant l’ONU pour l’obtention d’un siège au conseil de sécurité, Justin Trudeau a servi une mise en garde contre les politiciens qui tiennent un discours de peur en échange de «votes faciles».

Sans nommer le candidat républicain à l’élection présidentielle, Donald Trump, il a fait allusion aux politiques de peur que plusieurs lui reprochent de mener.

«Quand les leaders font face à l’anxiété des citoyens, nous avons un choix à faire. Exploitons-nous cette anxiété ou l’apaisons-nous. L’exploiter est facile. Mais afin de l’apaiser, nous devons être prêts à répondre à des questions directes. Qu’est-ce qui va créer des biens et des emplois bien rémunérés pour les gens», a soutenu le premier ministre lors de sa toute première allocution devant l’ONU, à New York, mardi.

Il a affirmé que les leaders devaient mettre l’accent sur leurs ressemblances, plutôt que leurs différences.

«Car sinon, quelle est l’alternative’ D’exploiter l’anxiété’ De la changer en peur et en blâme’ De rejeter les autres parce qu’ils ont l’air, parlent et prient différemment de nous», a-t-il soulevé.

Trudeau vante le Canada

M. Trudeau a ensuite vanté le Canada comme un pays mettant l’accent sur la «diversité comme une force et non une faiblesse».

«Et nous allons refuser de céder à la pression d’échanger nos valeurs profondes pour des votes faciles», a-t-il soutenu.

Le premier ministre a profité de cette tribune pour réitérer son message en faveur de mesures visant à générer une «croissance inclusive», destinées à élargir la base de la classe moyenne.

Il a présenté cette vision comme l’antidote à la «peur» et à «l’anxiété» dans le monde et comme moyen d’assurer une plus grande paix.

«La peur n’a jamais créé un seul emploi et n’a jamais nourri une seule famille», a-t-il lancé.

«Pour apaiser l’anxiété des gens, nous devons créer une croissance économique qui est largement partagée, car un monde équitable et qui connaît un succès, est un monde en paix», a-t-il ajouté.

M. Trudeau a rappelé le pari que fait son gouvernement d’investir massivement dans les projets d’infrastructure comme moyen de «bâtir une classe moyenne forte au Canada».

Alors que le Canada souhaite décrocher un siège au Conseil de sécurité de l’ONU dans le cadre d’une élection devant avoir lieu en 2020, M. Trudeau a souligné le souhait de son gouvernement de se «réengager» sur la scène internationale.

«Nous sommes Canadiens et nous sommes là pour aider», a-t-il lancé.

Il a mis en lumière les différents efforts entrepris à cette fin depuis son élection, mentionnant au passage l’Accord de Paris sur les changements climatiques, l’accueil de 31 000 réfugiés syriens, et l’intention du Canada de renouer avec les missions de paix.

«Dans le but d’aider à promouvoir la paix et la sécurité dans des zones touchées par l’instabilité, nous avons réaffirmé notre soutien à l’OTAN, en plus de s’être engagé à accroître le rôle du Canada au sein des opérations de maintien de la paix des Nations Unies», a déclaré M. Trudeau.

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