Disparition de Maïté Viens, introuvable dans le bassin

Disparition de Maïté Viens, introuvable dans le bassin

Le corps de Maïté Viens n’est pas à l’endroit où tout le monde la croyait, dans le troisième bassin au bas de la chute.

Après avoir vidé un lac, fermé un barrage, asséché une chute et détourné une rivière, même l’excavation complète de la fosse avec la machinerie lourde n’a pas permis de retrouver la dépouille de la jeune femme de 21 ans.

Selon des travailleurs, la pelle mécanique ne pouvait gratter plus en profondeur. L’hypothèse la plus plausible depuis 12 jours n’était donc pas la bonne.

À la suite de ces efforts surhumains, le père de la victime semblait serein. «Vous pouvez remercier tout le Québec parce que je ne veux oublier personne. J’ai peur aussi de ne pas trouver les bons mots pour dire à quel point nous sommes reconnaissants», a mentionné Simon Viens.

Au maximum

«On a même balayé le fond. On va se coucher en paix. C’était important pour les parents», a expliqué Mario Deraspe en ramassant l’équipement de son entreprise.

«Ça n’a pas marché. On ne se risque pas plus haut à cause du danger», a ajouté Magali Derderian.

La Sûreté du Québec, qui croyait fermement comme plusieurs autres être sur le point d’atteindre l’objectif ultime, a guidé les parents dans le cratère pour constater l’état de la situation.

«Elle n’est pas dans ce bassin», a assuré la porte-parole de la SQ, Hélène Nepton.

«C’est tellement triste. On vivait d’espoir et maintenant, j’ignore ce qu’il va falloir faire», a ajouté un ami de la famille présent chaque jour depuis le début.

Un départ

En fin de journée, les équipes ont rapatrié leurs équipements en bordure de la route 360, près du mont Sainte-Anne. La pelle mécanique et les véhicules hors route ont quitté la forêt. Les génératrices, les pompes et les tentes ont été remontées au sommet.

Les recherches sont suspendues pour l’instant et une évaluation du risque est nécessaire avant de tenter des interventions «à flanc de falaise». Le second bassin niché plus haut est difficile d’accès et même les spécialistes doivent agir prudemment.

Avec la collaboration de Catherine Bouchard

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