Drouin école Stamkos

Drouin école Stamkos

Le québécois a accumulé 18 points, dont deux buts en 37 matchs cette saison.

COLUMBUS – À ses deux dernières saisons avec les Mooseheads de Halifax dans la LHJMQ, Jonathan Drouin terrorisait les équipes adverses avec des récoltes de 108 points en 46 rencontres et de 105 points en 49 matchs. À ses premiers pas avec le Lightning de Tampa Bay, l’ailier de 19 ans expérimente une réalité bien différente.

À ses 37 premiers duels dans la Ligue nationale de hockey (LNH), Drouin n’a pas encore les statistiques d’un jeune phénomène avec 18 points (2 buts, 16 aides) et un dossier de -4. La patience restera toutefois la règle d’or avec un jeune espoir.

Steven Stamkos représente le meilleur exemple. À sa saison recrue à Tampa, Stamkos avait des chiffres encore moins reluisants. Il avait 14 points (4 buts, 10 aides) et une fiche de -12 après 37 rencontres. Barry Melrose, le premier entraîneur de Stamkos avec le Lightning, avait même déclaré qu’il n’était pas prêt pour la LNH à l’âge de 18 ans.

«Je travaille souvent avec Jonathan et je l’encourage, a mentionné le capitaine du Lightning. Je me souviens de ma saison recrue et je peux facilement me placer dans ses souliers. Quand tu as toujours eu de bonnes statistiques sur le plan offensif, tu cherches à comprendre pourquoi tu ne parviens pas à produire à un aussi bon rythme.»

Des visites sur la passerelle de presse

Invité à Columbus pour le match des étoiles parmi un petit groupe de recrues, Drouin a décrit son départ avec le Lightning.

«C’est vraiment différent qu’à mes dernières saisons à Halifax, a-t-il dit avec le sourire. Le Lightning mise sur une très bonne équipe et je n’ai pas besoin de transporter l’attaque. Il y a tellement de bons joueurs offensivement. À l’occasion, on dirait même qu’il y en a un peu trop. Je joue parfois au sein du quatrième trio, j’ai été rayé de la formation à quelques reprises, mais je pense apprendre de mes expériences. Je me considère comme un meilleur joueur qu’en début de saison.»

À cinq reprises depuis le début de l’année, Drouin a été rayé de la formation de Jon Cooper. Si l’orgueil en prend possiblement un bon coup, le troisième choix au repêchage de 2013 garde tout de même le moral.

«Oui, c’est parfois une bataille mentale. Je cherche toujours à apprendre et les entraîneurs font du bon travail avec moi en m’expliquant leurs décisions, a souligné Drouin. La première fois que j’ai regardé un match des gradins, Stamkos est rapidement venu me parler. Il cherchait à me rassurer en me disant qu’il avait subi le même sort à sa saison recrue. Il a surmonté des obstacles à ses débuts dans la LNH et aujourd’hui, il est l’un des meilleurs attaquants au monde.»

Après un lent départ à sa première année en 2008-2009, Stamkos avait dangereusement appuyé sur l’accélérateur à partir du mois de janvier. De 14 points après 37 matchs, il avait fini l’année avec 46 points (23 buts, 23 aides) en 79 rencontres.

Drouin aura donc comme objectif d’imiter son mentor d’ici les prochains mois. Pour y arriver, il espérera que Cooper l’utilise plus fréquemment en compagnie de Stamkos au sein du premier trio. En théorie, l’entraîneur du Lightning ne touchera pas à son trio des jeunes, composé de Tyler Johnson, Nikita Kucherov et Ondrej Palat.

Drouin a d’ailleurs remporté le titre du patineur le plus rapide lors du concours d’habiletés, samedi.

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