Drouin et Killorn de vieilles connaissances

Drouin et Killorn  de vieilles connaissances

Il ya huit ans, Jonathan Drouin entendu le conseil d ‘ un de ses professeurs à la ‘ Lake Lions école de hockey Saint Louis : Alexander Killorn.

TAMPA – Il y a huit ans, Jonathan Drouin écoutait les conseils de l’un de ses professeurs à l’école de hockey des Lions du Lac Saint-Louis. L’enseignant avait pour nom Alexander Killorn.

Aujourd’hui, l’élève a rattrapé le maître. Drouin est maintenant l’un des coéquipiers de Killorn avec le Lightning de Tampa Bay.

«C’est quand même drôle de me retrouver avec lui, a raconté Drouin en entrevue au «Journal de Montréal». Alex est un de mes anciens entraîneurs dans les écoles de hockey au Lac Saint-Louis. J’imagine qu’il m’a donné de bons trucs puisque j’ai atteint à mon tour la LNH [Ligue nationale de hockey]! L’été, je m’entraîne encore avec lui.»

Dans un autre coin du spacieux vestiaire du Lightning, Killorn s’est remémoré avec un grand plaisir son époque où il servait de mentor pour son jeune coéquipier.

«J’ai un lien particulier avec Jonathan, a affirmé l’ailier de 25 ans. Je le connais depuis qu’il a environ 12 ans. Il était tout petit. Il venait sur la glace et il jouait avec nous. Il pouvait passer près de sept heures sur la glace, il ne se lassait jamais du hockey. Il était un très bon élève, il cherchait toujours à s’améliorer.»

«Maintenant, on vit dans le même complexe à Tampa et on joue pour la même équipe dans la LNH, a-t-il poursuivi. C’est assez extraordinaire. Je cherche à l’aider à devenir un bon professionnel, je lui donne encore quelques conseils.»

Une saison d’apprentissage

À sa première saison dans la grande ligue, Drouin a expérimenté une nouvelle réalité. Il ne produit plus à un rythme infernal comme il le faisait avec les Mooseheads de Halifax, de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Avant la visite du Canadien de Montréal au Amalie Arena, le troisième choix au total du repêchage de 2013 avait récolté 27 points (deux buts, 25 aides) à ses 59 premières rencontres.

«Je préfère avoir de moins bonnes statistiques, mais avoir la chance de jouer et d’apprendre au sein d’une très bonne équipe, a affirmé Drouin. Je sais que si je jouais pour une équipe faible, j’aurais un plus grand temps de glace. Ce n’est toutefois pas ce que je recherche.»

«Quand j’ai passé des matchs dans les gradins ou lorsque je me retrouvais au sein du quatrième trio, je parlais souvent avec Steven Stamkos. Il avait également frappé le mur à sa saison de recrue à Tampa.»

Stamkos, qui avait obtenu 46 points (23 buts, 23 aides) à sa première campagne, a replacé les choses en contexte.

«Je ne crois pas que c’est juste de comparer nos saisons, a souligné le capitaine. À ma première saison à Tampa, nous n’avions pas participé aux séries et les entraîneurs faisaient plus confiance aux jeunes en fin d’année. J’ai ainsi récolté plus de points dans les derniers mois. Je n’ai pas de doute au sujet de Jo: il deviendra un très bon joueur dans la LNH. C’est juste une question de temps.»

Un bel accomplissement

Dans un discours semblable à celui de Stamkos, Jon Cooper a rappelé la vision à long terme de l’organisation avec Drouin.

«Le plus beau compliment que je peux offrir à Jonathan, c’est qu’il a trouvé sa place au sein de notre top 9 à l’attaque, a expliqué l’entraîneur-chef. Pour un jeune de 19 ans avec une équipe qui mise sur de très bons attaquants, il s’agit d’un bel accomplissement.

«Il ne faut pas oublier que nous avons une vision à long terme avec Jo, a-t-il enchaîné. Nous ne devons pas faire l’erreur de regarder ses statistiques. Dans quelques années, on ne parlera plus de sa faible production à sa première saison. C’est tout à fait normal surtout qu’il fait le saut directement du junior.»

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