Elles veulent sauver les chevaux

Elles veulent sauver les chevaux

Des passionnées de chevaux sont prêtes à adopter certaines bêtes qui pourraient se faire abattre la semaine prochaine, quand les calèches seront interdites pendant un an.

En plus de l’organisme Galahad, qui propose d’offrir un refuge aux chevaux des caléchiers tentés de les envoyer à l’abattoir, Audrey Bédard est prête à adopter un ou deux chevaux.

La propriétaire de deux juments n’en croyait pas ses oreilles quand elle a appris que des caléchiers veulent envoyer leurs animaux à l’abattoir lorsque seront interdites les calèches à Montréal la semaine prochaine. Certains caléchiers affirment qu’ils ne peuvent pas assumer les frais de pension de leurs animaux puisqu’ils perdront leurs gagne-pain mardi.

Mercredi le maire Denis Coderre a décrété qu’il n’y aurait aucun permis de calèche délivré pendant un an, le temps de réviser la règlementation municipale et mieux encadrer l’industrie des calèches.

Familles d’accueil

Elle mobilise actuellement ses contacts dans la communauté équestre. Pour elle, pas question qu’un des chevaux de calèche meurt.

«Je pense que tous les chevaux pourraient être sauvés. Il n’est pas question qu’ils meurent, il faut juste convaincre les propriétaires de calèches de nous les laisser», explique-t-elle.

La fondatrice de Galahad propose d’ailleurs d’encadrer ces familles d’accueil potentielles et de les certifier.

«Ce n’est pas tout le monde qui est apte à adopter des chevaux, ce ne sont pas des chats ou des chiens. Les gens peuvent nous contacter et on va les guider dans le processus, on est toujours en recherche de familles d’accueil», affirme Chamie Cadorette.

Pas tous condamnés’

Contrairement à ce qu’il affirmait mercredi au 24 Heures, le propriétaire de Lucky Luc va tenter de garder sa vingtaine de chevaux de calèche à Montréal le plus longtemps possible.

«On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve. Je vais faire n’importe quoi pour les garder, mais si je suis pris, je suis pris. Tu vas à l’encan et la plupart du temps, ils deviennent de la viande», affirme Luc Desparois.

Pour le moment, il enverra ses chevaux en pension, comme il le fait à chaque hiver. Il est d’ailleurs prêt à mettre en contact les caléchiers qui ont l’intention d’abattre leurs chevaux avec de futures familles d’accueil.

Viande pas chère

Mme Cadorette est d’ailleurs convaincue que les caléchiers qui menacent d’abattre leurs chevaux le font pour mettre de la pression sur le maire Denis Coderre.

«Ces animaux là, ils ne valent pas cher de la livre. Ils ont vécu des situations difficiles, ils ont pris des médicaments… Ce ne serait pas avantageux financièrement pour eux de les abattre, les caléchiers pourraient même les vendre plus facilement», indique-t-elle.

Le maire a refusé la demande d’entrevue du 24 Heures. Son attaché de presse a indiqué qu’il donnait la même réponse que mercredi. «Les cochers sont maîtres de leurs bêtes et les chevaux de Montréal sont en fin de carrière.»

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