Eric Lindros lance une flèche en direction de Marcel Aubut

Eric Lindros lance une flèche en direction de Marcel Aubut

MONTRÉAL – Les détracteurs d’Eric Lindros devront se faire à l’idée. L’athlète le plus détesté de l’histoire de Québec deviendra, en novembre, un immortel du hockey.

Lindros fera son entrée au Temple de la Renommée du hockey en compagnie de Rogatien Vachon et Sergeï Makarov.

Du côté des bâtisseurs, Pat Quinn aura également sa plaque commémorative à l’intérieur du célèbre musée torontois.

En 13 saisons dans la Ligue nationale de hockey (LNH), Lindros a compilé un dossier de 865 points en 760 matchs avec les Flyers de Philadelphie, les Rangers de New York, les Maple Leafs de Toronto et les Stars de Dallas.

Dire que l’Ontarien aurait pu obtenir cette récolte dans l’uniforme des Nordiques s’il avait accepté de se joindre à l’équipe qui l’avait repêché au tout premier rang de l’encan amateur de 1991.

Un quart de siècle plus tard, les amateurs de hockey de la capitale provinciale lui en veulent encore d’avoir tourné le dos à leurs favoris.

Dans le point de presse téléphonique annonçant son entrée au Temple de la renommée, Lindros a assuré ne jamais avoir regretté cette décision.

On s’en doutait. C’est l’explication qu’il a fournie qui en a stupéfait plusieurs.

«Les histoires qui ont récemment été mises au jour ont permis de voir les vrais visages, a soutenu l’ancien capitaine des Flyers en faisant référence, sans le nommer, à Marcel Aubut. Cette décision avait été basée sur des gens. Ce n’était rien à l’encontre d’une ville, d’une province ou d’une culture. Elle avait strictement rapport avec un propriétaire.»

Cela dit, il n’y a pas que les gens de Québec qui remettent en doute la nomination de Lindros. Il s’en trouve plusieurs pour dire qu’il n’a pas les statistiques nécessaires pour obtenir cette distinction. Une opinion qui se défend.

Vachon n’espérait plus

Lindros a attendu six ans avant d’être admis dans le temple des immortels. Ce qui n’est rien à comparer à la trentaine d’années qu’a dû patienter Vachon.

«Au début, c’est frustrant. D’ailleurs, plusieurs personnes croyaient que je faisais déjà partie du Temple de la renommée, a indiqué M. Vachon, au cours du même point de presse. Après un moment, tu lâches prise et tu n’attends plus. Alors, ce fut toute une surprise de recevoir cet appel aujourd’hui. Je suis encore en état de choc.»

Natif de Palmarolle, en Abitibi, l’ancien gardien a porté les couleurs du Canadien de Montréal, des Kings de Los Angeles (où son numéro 30 est retiré), des Red Wings de Detroit et des Bruins de Boston. Il a remporté trois coupes Stanley avec le Canadien (1968, 1969 et 1971) en plus de graver son nom sur le trophée Vézina en 1968 en compagnie de Lorne Worsley.

Une recrue à… 31 ans

Pour sa part, Sergeï Makarov a fait partie de la première vague de joueurs russes à joindre les rangs de la LNH.

Au cours de la saison 1989-1990, il a récolté 86 points, dont 24 buts, en 80 matchs avec les Flames de Calgary. Des statistiques qui lui ont permis d’être élu, à 31 ans, la recrue de l’année.

À la suite de ce sacre, la LNH a convenu que l’âge maximal pour inscrire son nom sur le trophée Calder serait de 25 ans.

Avant de s’amener à Calgary, Makarov a remporté huit championnats du monde, deux médailles d’or olympiques et une Coupe Canada. Il a été nommé sur l’équipe d’étoiles soviétique à 10 occasions, terminant au sommet des pointeurs de ce circuit neuf fois.

Enfin, Pat Quinn est reconnu pour ses 40 saisons à titre d’entraîneur, de directeur général et de président de plusieurs équipes, que ce soit dans la LNH ou au sein du programme de Hockey Canada qu’il a mené à plusieurs titres internationaux.

Il est décédé le 23 novembre 2014.

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