Essai Boisbriand un témoin clé de plus en plus fragile

Essai Boisbriand  un témoin clé de plus en plus fragile

Le témoin-clé dans le premier procès découlant de grèves ‘ UPAC encore de multiplier contradictions, dit rien et tout à prendre quelques minutes ‘ s gamme.

MONTRÉAL – Le témoin clé du premier procès découlant des frappes de l’UPAC continue de multiplier les contradictions, affirmant tout et son contraire à parfois quelques minutes d’intervalle.

Après de nombreux rebondissements, le procès pour fraude et complot de l’ex-maire de Boisbriand, Robert Poirier, et de l’ancienne vice-présidente de Roche, France Michaud, a finalement repris mercredi matin au palais de justice de Saint-Jérôme.

Ils ne sont désormais plus que deux sur le banc des accusés puisque la Couronne a décidé lundi d’arrêter les procédures contre Rosaire Fontaine, ancien ingénieur de chez BPR, affecté par des problèmes de santé.

Les avocats de la défense ont donc repris le contre-interrogatoire de l’un des témoins clés de la Couronne, Gilles Cloutier, anciennement mandaté par Roche pour développer les affaires de la firme de génie. Il avait notamment mentionné avoir versé 25 000 $ cash – provenant des caisses de Roche – à l’équipe de l’ancien maire Poirier pour que la firme de génie décroche l’important contrat de l’usine d’épuration de Boisbriand.

Requête

Mais les propos de M. Cloutier, déjà connu pour avoir menti devant la commission Charbonneau, deviennent de plus en plus confus. En effet, les avocats de la défense, qui tentent par tous les moyens de faire voler en éclat sa crédibilité, ont déniché de nouveaux faits troublants dans son témoignage.

Mercredi, Gilles Cloutier a notamment affirmé avoir informé l’une des enquêtrices au dossier de la fameuse rencontre qu’il a eue avec un enquêteur de la Sûreté du Québec en septembre 2014, découlant de plaintes de parjures déposées contre lui. La Couronne avait pourtant affirmé à la défense qu’elle ignorait que Gilles Cloutier avait été arrêté pour parjure, ce qui expliquait pourquoi elle n’avait pas communiqué en preuve la vidéo de l’interrogatoire sous serment du témoin filmé au poste de police cette journée-là.

«J’ai le sentiment qu’on s’en va vers le procès de la police et de la Couronne», a fini par déplorer la procureure de la Couronne Me Brigitte Bélair.

Après avoir pris une pause, les avocats de la défense ont changé de sujet. L’avocat de Robert Poirier, Me Carbonneau, a mentionné un peu plus tôt en matinée que la défense était «peut-être en train de préparer une requête qu’elle présenterait bientôt». Les audiences se poursuivent aujourd’hui, toujours avec M. Cloutier. Un ingénieur de chez Roche devrait lui succéder à la barre.

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