Forces canadiennes, 148 cas de comportements sexuels dommageables en quatre mois

Forces canadiennes, 148 cas de comportements sexuels dommageables en quatre mois

D’avril à juillet dernier, 148 cas de comportements sexuels «dommageables» ont été signalés dans les Forces armées canadiennes, selon le deuxième rapport d’étape sur l’élimination des comportements sexuels inappropriés, rendu public mardi par les Forces.

Trente personnes ont fait l’objet de mesures disciplinaires ou administratives, tandis que 97 enquêtes sont toujours en cours. Les militaires punis ont notamment dû payer une amende ou ont subi une rétrogradation.

«Je suis encouragé par les premiers signes de progrès que nous avons réalisé en ce qui concerne l’élimination des comportements sexuels dommageables et inappropriés dans les Forces armées canadiennes», a affirmé Jonathan Vance, chef d’état-major de la défense, par communiqué, mardi.

«Mais des incidents continuent de se produire et ceci demeure inacceptable. Nous demeurons pleinement engagés à résoudre cet aspect important du service militaire», a-t-il ajouté.

Dans ce rapport d’étape, les Forces canadiennes ont mentionné que des directives ont été données pour qu’un dossier de nature sexuelle soit mené, dans la mesure du possible, par le même procureur afin que l’affaire soit traitée rapidement et pour éviter que la victime soit obligée de répéter plusieurs fois sa version des faits. Toutes les présumées infractions criminelles de nature sexuelle doivent aussi être traitées par le Service national des enquêtes des Forces canadiennes afin d’obtenir une meilleure uniformité.

L’aide aux victimes a également été renforcée en prolongeant notamment les heures d’ouverture du Centre d’intervention sur l’inconduite sexuelle, en améliorant la formation du personnel médical, de la police militaire et des procureurs, ainsi qu’en informant mieux les victimes durant l’enquête.

Les Forces canadiennes ont commandé un vaste sondage à Statistiques Canada pour mieux cerner le phénomène des inconduites sexuelles dans ses rangs. Environ 40 000 membres des Forces armées y ont répondu et les résultats doivent être dévoilés vers la fin de l’année.

Ce rapport d’étape fait partie du processus mis en branle par les forces armées pour répondre au rapport accablant de l’ancienne juge Marie Deschamps, remis en mai 2015, sur les cas d’inconduite sexuelle et de harcèlement sexuel dans les Forces armées canadiennes.

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