France, une personne décapitée lors d’un attentat terroriste

France, une personne décapitée lors d'un attentat terroriste

SAINT-QUENTIN-FALLAVIER, France – Une personne est morte décapitée et deux ont été blessées dans un attentat probablement jihadiste en France qui a visé vendredi matin une usine de gaz industriels près de Lyon, une nouvelle attaque qui était redoutée depuis les attentats de janvier à Paris.

Le président français François Hollande a affirmé vendredi que l’attaque contre une usine en Isère (sud-est) était «de nature terroriste dès lors qu’il a été retrouvé un cadavre décapité avec des inscriptions» sur les lieux.

De Bruxelles où il participait à un sommet européen, M. Hollande a confirmé qu’un suspect avait été «arrêté» et «identifié», et évoqué un possible deuxième auteur dans cet attentat qui a fait un mort et deux blessés légers.

Cet attentat survient près de six mois après les sanglantes attaques commises au nom de l’islam radical qui ont fait 17 morts début janvier à Paris.

Un bilan provisoire faisait état en fin de matinée d’un mort, retrouvé décapité sur place, et de deux blessés légers. La tête décapitée a été retrouvée couverte d’inscriptions en arabe et accrochée à un grillage.

Selon une source proche de l’enquête, un homme est entré un drapeau islamiste à la main dans l’usine de gaz industriels, située à Saint-Quentin Fallavier, et il y a fait sauter plusieurs bonbonnes de gaz.

«Selon les premiers éléments de l’enquête, un ou plusieurs individus, à bord d’un véhicule, ont foncé sur l’usine. Une explosion s’est alors produite», a déclaré une autre source proche du dossier.

«Le corps décapité d’une personne a été retrouvé à proximité de l’usine mais on ne sait pas encore si le corps a été transporté sur place ou pas», a ajouté cette source, évoquant aussi «un drapeau avec des inscriptions en arabe retrouvé sur place».

«Vigilance renforcée»

Le premier ministre Manuel Valls a ordonné une «vigilance renforcée» sur tous les sites sensibles de la région de Lyon, deuxième ville de France, qui abrite de nombreuses sites industriels.

Le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui était en déplacement dans la région, était attendu sur les lieux à la mi-journée.

Présent à Bruxelles dans le cadre d’un sommet européen, le président français François Hollande a fait savoir qu’il serait de retour à Paris en début d’après-midi vendredi. Un Conseil de défense aura lieu dans la foulée au palais de l’Élysée.

Les magistrats spécialisés du procureur antiterroriste de Paris se sont saisis de l’enquête.

Cette attaque survient dans un contexte de craintes des autorités de nouveaux actes de terrorisme sur le sol français, en particulier après l’arrestation en avril d’un étudiant algérien, Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d’un projet d’attaque contre une église à Villejuif, près de Paris, au nom de l’islam radical.

Depuis les attentats de janvier, le gouvernement a mis en place un drastique plan de vigilance antiterroriste dans les lieux publics et le ministre de l’Intérieur a maintes fois répété que la menace en France restait «très élevée». 

Bernard Cazeneuve indiquait début juin que 1750 personnes étaient recensées à ce jour «pour leur implication à un titre ou à un autre dans des filières jihadistes». Il précisait en outre que quelque 130 procédures judiciaires concernant 650 personnes étaient en cours en France pour des activités liées au terrorisme.

Du 7 au 9 janvier, trois jihadistes ont perpétré des attaques contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, une épicerie casher, et des policiers, provoquant une onde de choc en France et dans le monde entier. Une marche historique de solidarité avec les victimes et pour la liberté avait rassemblé le 13 janvier des millions de personnes dans tout le pays. 

Dans ce contexte, la France s’est dotée cette semaine d’un nouvel arsenal controversé renforçant les capacités légales d’écoute de ses services de renseignement.

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