Fraude, Carole Morinville résignée à troquer sa vie de princesse pour la prison

Fraude, Carole Morinville résignée à troquer sa vie de princesse pour la prison

Une ex-conseillère financière coupable de fraude peut dire au revoir à ses voyages de rêves, aux vêtements griffés et aux bijoux hors de prix. Elle s’est maintenant résolue à l’idée de passer les prochaines années en prison.

Une ex-conseillère financière coupable de fraude peut dire au revoir à ses voyages de rêves, aux vêtements griffés et aux bijoux hors de prix. Elle s’est maintenant résolue à l’idée de passer les prochaines années en prison.

«Carole Morinville avait un train de vie de star», a lancé Me Geneviève Côté de la Couronne, ce vendredi aux représentations sur sentence de la fraudeuse de 55 ans.

En cinq années passées à frauder 3,7 millions $ à 60 investisseurs, dont l’actrice Karine Vanasse, Morinville s’était payée du luxe alors que ses victimes pensaient qu’elle investissait l’argent.

Par exemple, Morinville était partie en voyage dans les Caraïbes au prix de 8000 $. Son mariage a été financé avec les fonds volés aux investisseurs, et sa voiture de location lui coûtait 2000 $ par mois.

Elle magasinait plusieurs fois par semaine des vêtements griffés et s’était déjà achetée une bague à 30 000 $. La fraudeuse sans scrupule se payait même un chauffeur personnel lorsqu’elle voyageait à Paris.

«(Morinville) agissait par pure cupidité, ce qui était important c’était sa vie à elle, son luxe a elle», a expliqué Me Côté, qui réclame pas moins de quatre années de pénitencier pour la fraudeuse.

Et en plus de l’incarcération, la Couronne suggère que Morinville rembourse 686 000 $ qu’elle a fraudé aux victimes dans un stratagème de fraude à la Ponzi, où les retours d’investissements sont payés grâce à l’argent investi par de nouvelles victimes.

Assistante-gérante

Me Daniel Lighter de la défense suggère quant à lui une peine de deux années de pénitencier. Selon lui, cela suffirait à dissuader sa cliente de commettre à nouveau un crime.

«L’expérience de détenue va avoir un effet (dissuasif) sur elle», a plaidé l’avocat, qui a également rappelé que l’accusée avait déjà entamé sa réhabilitation.

Morinville travaille maintenant comme assistante-gérante dans une boutique du centre-ville de Montréal.

«Quant au public, même une peine de 12 ans ne serait pas suffisante à ses yeux», a ajouté l’avocat.

Une des victimes de Morinville espère pour sa part que la juge penchera du côté de la Couronne.

«Quatre ans, ce n’est pas beaucoup, mais j’accepterai ça», a lancé Marie-Noëlle Déry en sortant de la salle d’audience du palais de justice de Montréal.

La juge Louise Villemure rendra sa décision en avril.

Étiquettes : , , , , , ,

Laisser un commentaire