Gaétan Barrette, l’homme à tout faire

Gaétan Barrette, l'homme à tout faire

Le Journal vous propose une série de textes portant sur les emplois étudiant de certains députés de l’Assemblée nationale. 5e de 12

Gaétan Barrette est l’un des rares ministres de la Santé qui peut se targuer d’avoir «tout fait ou presque» dans un hôpital, ce qui s’avère d’ailleurs très «utile» aujourd’hui dans ses fonctions à la tête du ministère de la Santé.

Si le domaine de la santé est une véritable vocation, Gaétan Barrette savait déjà très jeune qu’il allait s’y consacrer.

Dès l’âge de 15 ans, M. Barrette a multiplié les petits boulots. Son premier emploi’ Homme à tout faire sur un site de construction, mais parallèlement, il était préposé aux bénéficiaires au CHU de Sherbrooke.

«Un était de jour et l’autre était de fin de semaine et de nuit selon les disponibilités. Je viens d’un milieu modeste et ça me permettait d’avoir des fins de mois plus agréables! Après j’ai fait énormément de job, mais j’en avais toujours une dans le domaine de la santé. Je n’ai jamais eu un seul emploi à la fois», raconte-t-il.

«J’ai à peu près tout fait dans un hôpital. J’ai été secrétaire, j’ai travaillé dans les cuisines, j’ai été préposé dans différents types de services de jour, de soir, de nuit. J’ai travaillé dans l’entretien ménager. Il y avait beaucoup de roulement et je prenais la job qu’il y avait. Ç’a l’air de rien, mais ça me sert encore aujourd’hui. Ça m’a donné des connaissances dans tous les aspects du réseau de la santé», estime le ministre Barrette.

De livreur de pizza à camionneur

Parmi la kyrielle de petits boulots qu’il a effectués, Gaétan Barrette se rappelle avoir conduit «une voiture illégale» pour livrer de la pizza!

«À l’époque, je m’étais fait donner un véhicule, c’était une bagnole en quasi-décrépitude avec un siège de conducteur sans dossier! C’était très difficile à conduire pas de dossier en plus c’était une voiture manuelle. Je me suis fait arrêter par la police et croyez-moi, ils m’ont laissé quand même finir ma livraison. Le propriétaire m’a ensuite laissé son auto pour le reste de la soirée. Il m’a ensuite trouvé une autre bagnole pas chère. C’était un tout petit restaurant de pizzas à Sherbrooke», se souvient-il en ricanant.

Même s’il adorait ses emplois dans le domaine de la Santé, le boulot le plus mémorable de Gaétan Barrette fut d’être camionneur. «C’était en ville, je faisais de la livraison pour une compagnie de construction. J’avais toujours un emploi à l’hôpital, mais disons que j’ai bien aimé les années où j’ai fait du camionnage.»

Un pro de la dactylo

Le ministre a même été le premier et probablement le seul homme «secrétaire» au CHU de Sherbrooke.

«J’ai réussi, comme étudiant, à avoir un poste de secrétaire à l’admission. Je m’en rappelle comme si c’était hier parce qu’à l’école où j’étais, il y avait des cours de musique, mais quand je suis arrivé dans cette école là, quand j’ai déménagé à Sherbrooke à 13 ans, il n’y avait plus de place en musique, alors à la place j’ai eu un cours de dactylo. J’étais capable de taper 40 à 50 mots à la minute correctement. Alors j’ai pu postuler et avoir un poste de secrétaire. C’est amusant parce que dans le temps ce n’était pas normal un homme secrétaire. Là-bas, je n’en ai jamais vu d’autres», affirme-t-il.

Le gardien du «chariot à code»

À l’âge de 16 ou 17 ans, Gaétan Barrette a même été le gardien du «chariot à codes» sur lequel était disposé le nécessaire pour une réanimation cardiaque.

«C’est la job la plus spectaculaire que j’ai eue. Lorsqu’on avait un code bleu, il fallait partir à courir avec une clé pour aller commander l’ascenseur en priorité pour aller chercher le chariot et l’amener à l’endroit où il y avait un arrêt cardiaque. Il fallait être en forme et c’était vraiment urgent! C’était hyper impressionnant! C’était comme à la télévision. À l’époque, il y avait un seul chariot qui était à un endroit fatidique, sur le bord d’un ascenseur et quelqu’un, 24 heures par jour, avait la clé et était responsable de l’amener lorsque le code était lancé.»

Pas de folies

Bien qu’il cumulait de multiples boulot, M. Barrette s’est permis très peu de folies…

«Je devais avoir 19 ans. J’étais à l’université. Je me suis acheté une moto usagée très vieille. Une Suzuki 400! Mais la première affaire que je me suis achetée avec mon argent c’est une paire de ski parce que j’ai aussi été patrouilleurs de ski la fin de semaine!»

Étiquettes : , , ,

Laisser un commentaire