GDPL , des cyclistes fatigués mais heureux

GDPL , des cyclistes fatigués mais heureux

MONTRÉAL | Au terme d’un long parcours de 1000 kilomètres, les 1060 cyclistes participant au Grand Défi Pierre Lavoie (GDPL) ont été accueillis en héros, dimanche après-midi, au Stade olympique de Montréal.

Bien qu’éreintés, c’est avec une joie immense qu’ils ont retrouvé leurs proches après avoir déployé un effort exceptionnel pour franchir les 13 étapes du Défi, ralliant la ville de Saguenay à la métropole. Dans toutes ces émotions qui flottaient dans l’air du stade, il y avait également beaucoup de fierté.

«Oui, c’est très émotif. Je ne me suis jamais autant dépassé. Je suis fier de mon équipe et je suis fier de moi aussi, a témoigné le comédien Hugo Giroux, qui en était à sa première expérience avec la formation Québecor.

«C’est sûr qu’il y a eu des étapes moins faciles. Sainte-Agathe-des-Monts à Mont-Tremblant, c’était assez intense. Mais c’est vraiment une cause qui nous unit et ça nous aide à trouver l’énergie.»

Un plaisir renouvelé

Même s’il en était à sa quatrième participation, Louis-François Marcotte a savouré pleinement son arrivée dans l’enceinte du stade qui, pour l’occasion, grouillait d’enfants.

«Le « feeling » est toujours merveilleux. Tu rentres à la maison, tu es complètement brûlé, mais en même temps, tu as tellement accompli», a dit l’animateur, attendu impatiemment pas sa famille qui a suivi de près son périple via la webdiffusion.

«Être actif, se dépasser, […] c’est un beau message qu’il transmet à nos enfants. Un message qui est hyper important pour moi», a lancé sa conjointe Patricia Paquin.

De son côté, Julie Marcoux était rayonnante après avoir complété les 1000 km de son sixième GDPL.

«C’est euphorisant de voir autant de jeunes mobilisés, autant de jeunes qui « tripent » sur Pierre Lavoie, sur les cubes d’énergie et l’activité physique. C’est incroyable de les voir tous réunis ensemble. Quand on arrive et qu’on voit tous ces jeunes nous attendre, ça nous rappelle les raisons pour lesquelles on est ici», a lancé la chef d’antenne de «Québec Matin».

Un vent de changement

L’animatrice de la chaîne LCN s’est rappelé les motivations qui l’ont poussée à joindre le GDPL il y a de cela quelques années.

«J’aime mieux être dans la parade que de la regarder. Je sentais que c’était un mouvement de société et je voulais y prendre part pour changer les choses.»

À en juger de l’accueil réservé aux cyclistes partout dans la province, le mouvement pour l’adoption de saines habitudes de vie gagne progressivement du terrain.

«Chaque fois qu’on arrive dans une ville, j’ai l’impression de gagner le championnat du monde tellement il y a du monde qui nous accueille. On arrive dans des villages à 2 h du matin et il y a des feux d’artifice et des centaines de personnes qui sont là pour nous encourager. C’est incroyable.»

Philippe Laprise aussi se réjouit de l’écho que trouvent les valeurs véhiculées par Pierre Lavoie.

«Je ne nommerai que Pont-Rouge, la ville où on est arrivé vendredi matin et où il pleuvait à siaux. Il y avait 300 enfants d’une école primaire qui nous attendait, mouillés de bord en bord. C’est la preuve que oui, ça rayonne et ça grandit partout au Québec.»

Étiquettes :