Grand défi Pierre Lavoie, un jumelage pas comme les autres

Grand défi Pierre Lavoie, un jumelage pas comme les autres

SAINT-AMABLE – Une cour de récréation n’est plus jamais la même une fois que Pierre Lavoie y a laissé son empreinte.

C’est le cas à l’école de l’Envolée de Saint-Amable.

En ce beau jeudi de mai, l’établissement de la Montérégie avait quelque chose de particulier: les 354 élèves, de la maternelle au primaire, ont partagé leur terrain de jeu avec une vingtaine d’étudiants du Cégep Édouard-Montpetit et des cyclistes de la compagnie ecosystem.

Le directeur Michel Langis a frappé deux circuits puisque ses «enfants» sont parrainés par des étudiants collégiaux, qui participeront à La Course à relais du Grand défi Pierre Lavoie ce week-end, ainsi que par une entreprise dont cinq de ses employés prendront part au 1000 km de vélo et 20 autres à La Boucle de 130 km, en juin.

«Les jeunes du cégep se sentent valorisés. Ils deviennent des modèles, a observé M. Langis, qui initie même ses jeunes au triathlon. Nous ne voulons pas seulement que nos élèves amassent des cubes énergie. Nous avons mis en place une course virtuelle afin qu’ils puissent accumuler des kilomètres dans le but d’égaler et même dépasser les 270 km que leurs parrains parcourront entre Montréal et Québec.»

Des mentors

Les adolescents ont visité leurs protégés pour la première fois en avril. Ils sont rapidement devenus des héros.

«Ils nous encouragent beaucoup, a lancé Léa Filion, élève en cinquième année. C’est le « fun » d’être supportés par d’autres personnes que nos enseignants.»

«Ils nous aident à persévérer, a ajouté Jérémi McDuff. J’ai un ami qui a de la difficulté, mais qui en fait plus grâce à eux.»

Les bienfaits de l’activité physique se font aussi sentir sur les bancs d’école. «Après, on a moins d’énergie, alors on est plus calme en classe. Les profs aiment ça!», a poursuivi Jérémi.

«Après notre passage, les profs ont dit que c’était la première fois qu’ils n’avaient pas eu de gestions de cas!», a souligné le professeur d’éducation physique à Édouard-Montpetit Jérôme Blais.

Réciprocité

Pour les plus vieux, cette expérience a aussi été bénéfique.

«Je ne pensais pas qu’on pouvait être des modèles, a admis Ève Grenier, finissante en sciences humaines et en arts et lettres. C’est facile d’encourager les gens à faire quelque chose de bien et de bouger. Juste le fait d’être présent, c’était suffisant pour les allumer.»

«Le but, ce n’est pas de courir de Montréal à Québec, mais c’est de s’entraîner et de rester actif toute l’année, peu importe ton niveau, afin de bien se sentir dans sa peau, a renchéri Étienne Croteau, étudiant en techniques de maintenance d’aéronefs à l’École nationale d’aérotechnique. On a un impact. Quand ils marchent et qu’on leur met la main dans le dos, ils se mettent à courir.»

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Pour le bien des enfants

En plus de pouvoir compter sur les étudiants du Cégep Édouard-Montpetit, l’école de l’Envolée de Saint-Amable peut aussi avoir le support d’ecosystem.

Des employés de l’entreprise qui vise la réduction des coûts énergétiques participeront à deux épreuves cyclistes du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL), soit le 1000 km entre le Saguenay-Lac-Saint-Jean et Montréal, du 16 au 19 juin, et La Boucle de 130 km, le 18 juin.

L’argent amassé par les commanditaires sera versé à cette école primaire.

«Il y a deux ans, Norampac Cascades nous avons remis 13 000 $, a raconté le directeur Michel Langis. Nous avons construit un terrain de basketball et entamé la phase 1 d’un de soccer. Avec ecosystem, nous pourrons peut-être terminer la phase 2.»

Source d’inspiration

L’un des participants, Olivier Matte, en sera à sa troisième participation au GDPL et il n’est pas prêt de s’arrêter de sitôt.

«J’ai été inspiré par une conférence de Pierre Lavoie. Les valeurs associées à ce projet sont exceptionnelles et il faut investir dans notre jeunesse. Aujourd’hui [jeudi], l’énergie était super avec les jeunes. Ce sont eux qui nous inspirent dans le fond.»

Il n’y a pas que M. Matte qui sera motivé par la détermination des élèves.

«Quand je serai fatiguée, je vais penser aux cubes énergie et à tous les kilomètres qu’ils ont parcourus, a assuré l’étudiante Ève Grenier. Ma classe est rendue à Trois-Rivières, alors quand j’arriverai là, je vais me dire que je suis capable de continuer.»

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