Incendie dans le dépanneur d’un agresseur

Incendie dans le dépanneur d'un agresseur

SAINT-JACQUES-DE-MONTCALM | Les pompiers sont intervenus à trois reprises pour des incendies suspects dans un dépanneur dont le propriétaire a plaidé coupable à trois accusations d’agression sexuelle en 2013.

Cette fois-ci, l’immeuble a été complètement rasé. Le proprio, Roger Savard, continuait d’exploiter le dépanneur Saint-Jacques, situé à Saint-Jacques-de-Montcalm, même s’il avait reconnu en septembre avoir agressé sexuellement trois personnes, dont deux d’âge mineur. Il a aussi plaidé coupable à des accusations de pornographie juvénile.

Photo courtoisie / Sûreté du Québec

Roger SavardCoupable d’agressions sexuelles

Dans la petite municipalité de Lanaudière, qui abrite 4000 habitants, personne n’était surpris que le dépanneur ait été rasé par cet incendie suspect.

Bonbons à l’Halloween

«On ne comprenait pas pourquoi il continuait à travailler dans son commerce. Il fallait dire à nos enfants de ne pas y aller. À l’Halloween, on était choqués. Il a donné des bonbons aux enfants et il se prenait en photo avec eux», a rapporté une mère de famille qui a requis l’anonymat.

Roger Savard habitait un logement situé au-dessus de son dépanneur. C’est à cet endroit qu’il aurait commis des agressions sexuelles sur des mineurs.

Savard doit d’ailleurs se voir imposer une peine de prison mardi prochain au palais de justice de Joliette.

Un homme croisé à la station-service du village avait une autre théorie.

«Ça ne sent pas bon, ça, c’est sûr. Si ce n’est pas quelqu’un qui s’est vengé, alors c’est lui qui a mis le feu à son commerce. Il essayait de le vendre et il n’y arrivait pas», a-t-il dit.

Assurances

Au Resto-Pub Saint-Jacques, les clients pensaient la même chose.

«C’est pas mal ça qu’on entend ce matin. Les gens pensent qu’il aurait pu faire ça pour toucher les assurances», a dit l’un d’entre eux.

Lorraine Desrochers avait des larmes qui roulaient sur ses joues devant les ruines encore fumantes.

«C’est mon terrain de jeu qui est parti en fumée. Cette bâtisse a appartenu à ma famille de 1950 au début des années 2000. On était 12 enfants et on a grandi là, dans cette épicerie.»

L’enquête a été confiée à la Sûreté du Québec, qui considère l’incendie comme suspect mais n’avait toujours pas confirmé, jeudi, s’il s’agissait d’un incendie criminel.

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