Industrie du jeu vidéo , Montréal fait rêver les étudiants américains

Industrie du jeu vidéo , Montréal fait rêver les étudiants américains

En 2007, le collège Champlain de Burlington, au Vermont, a créé un campus annexe à Montréal. Les élèves viennent y étudier le commerce international, et surtout, l’univers des jeux vidéo.

Depuis presque 10 ans, le campus montréalais accueille une grande majorité de jeunes qui veulent se former dans le domaine des jeux vidéo, comme Ben Powell-Francis, élève américain de 29 ans.

Pour lui, choisir Montréal comme lieu d’études était une évidence. «Je savais que la ville était un gros centre de développement de jeux vidéo. Tous les élèves savent qu’il y a trois pôles de référence dans le monde à ce niveau-là: Tokyo, Los Angeles et Montréal», explique-t-il.

C’est d’ailleurs cette renommée qui a motivé l’établissement à créer une antenne au collège Champlain, et nulle part ailleurs.

«Montréal est une ville très attrayante, car de nombreuses compagnies réputées dans la création de jeux vidéo y ont élu domicile», dit Donald J. Laackman, président du collège, faisant référence à Ubisoft, Eidos, Minority Media ou encore Gameloft.

De son côté, James P. Cross, recteur adjoint, estime aussi que «c’est l’occasion pour eux de vivre une expérience internationale. La plupart ne pensent pas que Montréal est très différente de Burlington, car c’est à peine à deux heures de route, mais à leur arrivée, ils sont surpris de voir ce brassage multiculturel».

Déjà 538 étudiants américains ont été séduits par ce programme dans la capitale québécoise, 190 d’entre eux y ont fait des stages dans des entreprises et 19 ont trouvé un emploi. La plupart retournent aux États-Unis, vers Los Angeles ou San Francisco.

Pour souligner l’existence du campus, l’ambassadeur américain au Canada, Bruce Heyman, y était de passage cette semaine. «En encourageant les échanges académiques entre les États-Unis et le Canada, nous faisons plus que promouvoir l’engagement avec nos voisins du nord. Nous aidons à créer un réseau de partage d’expériences entre nos citoyens et leurs homologues canadiens», a-t-il assuré en entrevue.

Afin de dénicher les stages, le collège a recruté Geneviève Lord, tout droit sortie de l’industrie du «gaming» montréalais. Elle est ensuite devenue la directrice du campus du collège Champlain.

«J’avais un bon carnet d’adresses. La plupart des professeurs que nous avons, ce sont des contacts à moi», détaille-t-elle.

Grâce à son réseau, les étudiants peuvent mettre les pieds dans les plus grosses entreprises de créations de jeux vidéo de Montréal.

«Nous prenons des stagiaires du collège Champlain de manière assez régulière. On nous envoie les meilleurs élèves», a raconté de son côté Vander Caballero, directeur général de Minority Media.

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Industrie du jeu vidéo , Montréal fait rêver les étudiants américains

En 2007, le collège Champlain de Burlington, au Vermont, a créé un campus annexe à Montréal. Les élèves viennent y étudier le commerce international, et surtout, l’univers des jeux vidéo.

Depuis presque 10 ans, le campus montréalais accueille une grande majorité de jeunes qui veulent se former dans le domaine des jeux vidéo, comme Ben Powell-Francis, élève américain de 29 ans.

Pour lui, choisir Montréal comme lieu d’études était une évidence. «Je savais que la ville était un gros centre de développement de jeux vidéo. Tous les élèves savent qu’il y a trois pôles de référence dans le monde à ce niveau-là: Tokyo, Los Angeles et Montréal», explique-t-il.

C’est d’ailleurs cette renommée qui a motivé l’établissement à créer une antenne au collège Champlain, et nulle part ailleurs.

«Montréal est une ville très attrayante, car de nombreuses compagnies réputées dans la création de jeux vidéo y ont élu domicile», dit Donald J. Laackman, président du collège, faisant référence à Ubisoft, Eidos, Minority Media ou encore Gameloft.

De son côté, James P. Cross, recteur adjoint, estime aussi que «c’est l’occasion pour eux de vivre une expérience internationale. La plupart ne pensent pas que Montréal est très différente de Burlington, car c’est à peine à deux heures de route, mais à leur arrivée, ils sont surpris de voir ce brassage multiculturel».

Déjà 538 étudiants américains ont été séduits par ce programme dans la capitale québécoise, 190 d’entre eux y ont fait des stages dans des entreprises et 19 ont trouvé un emploi. La plupart retournent aux États-Unis, vers Los Angeles ou San Francisco.

Pour souligner l’existence du campus, l’ambassadeur américain au Canada, Bruce Heyman, y était de passage cette semaine. «En encourageant les échanges académiques entre les États-Unis et le Canada, nous faisons plus que promouvoir l’engagement avec nos voisins du nord. Nous aidons à créer un réseau de partage d’expériences entre nos citoyens et leurs homologues canadiens», a-t-il assuré en entrevue.

Afin de dénicher les stages, le collège a recruté Geneviève Lord, tout droit sortie de l’industrie du «gaming» montréalais. Elle est ensuite devenue la directrice du campus du collège Champlain.

«J’avais un bon carnet d’adresses. La plupart des professeurs que nous avons, ce sont des contacts à moi», détaille-t-elle.

Grâce à son réseau, les étudiants peuvent mettre les pieds dans les plus grosses entreprises de créations de jeux vidéo de Montréal.

«Nous prenons des stagiaires du collège Champlain de manière assez régulière. On nous envoie les meilleurs élèves», a raconté de son côté Vander Caballero, directeur général de Minority Media.

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