J’ai dénoncé mais l’armée m’a ri dans face

J'ai dénoncé mais l'armée m'a ri dans face

Plusieurs femmes militaires ou anciennes militaires ont très peu confiance au processus actuel qui vise à éliminer l’inconduite sexuelle au sein des Forces canadiennes.

«J’ai été agressée sexuellement et j’ai dénoncé, mais l’armée m’a ri dans face. On m’a interrogée. C’était un haut-gradé et il a eu une promotion après ma plainte. Ils se couvrent entre eux», a mentionné l’une d’elle par écrit.

«Que du pelletage de nuages. J’utilise actuellement leur processus. Ils ont de bonnes intentions mais nous sommes encore une patate chaude», souligne une autre femme qui craint des gestes désespérées de la part de certaines victimes.

Au moins trois procès pour agression sexuelle auront lieu en Cour martiale d’ici l’été 2016.

Encore trop peu

L’ex militaire Alexandra-Kim Martin-Roberge estime que le nombre d’enquêtes disciplinaires est également trop faible.

«C’est minime. On n’appelle pas pour le simple plaisir avec tout le trouble que ça donne. J’ai porté plainte à la police militaire à l’automne et ils ne m’ont jamais rappelé. Les filles se découragent et c’est compréhensible. C’est une question de culture», explique la jeune femme.

Même si la cour martiale a reconnu qu’elle avait été «humiliée», «stigmatisée» et victime d’un «harcèlement hors de contrôle», l’ex militaire attend toujours des excuses pour un incident qui a brisé sa carrière en 2010.

Autre cas

Pour sa part, la caporale-chef à la retraite Stéphanie Raymond n’a pas répondu aux demandes du Journal.

Stéphanie Raymond a dénoncé l’adjudant André Gagnon en 2012 pour une agression sexuelle qui se serait produite en 2011. Son supérieur a été acquitté et la cause a été portée en appel.

Les Forces canadiennes ont précisé hier que le changement de culture prendra plusieurs années.

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