Jean-Paul L’Allier c’était un péteux sympathique dit André Arthur

Jean-Paul L'Allier c'était un péteux sympathique dit André Arthur

André Arthur a écourté ses vacances le temps de retrouver son micro à CHOI radio X et «travailler gratis» pour commenter le décès de celui qui était le premier magistrat de la Ville de Québec à l’époque où il était le roi des ondes dans la Vieille-Capitale.

Voici les meilleures citations de son intervention:

«C’est un personnage qui a toujours joué sur tous les tableaux en même temps, comme tous les bons politiciens. C’était un excellent politicien», a d’abord déclaré André Arthur.

«Ça lui a permis d’être un ministre de Robert Bourassa, libéral, durant la crise d’octobre, tout en étant un vigoureux séparatiste.»

«D’ailleurs, vous allez remarquer que les hommages les plus dithyrambiques, les plus émotifs que vous allez entendre aujourd’hui, viennent des gens de la gaugauche très indépendantiste à commencer par Michaëlle Jean.»

«Vous allez voir, les grands éloges de Jean-Paul L’Allier vont venir de la gauche séparatiste, alors qu’il est entré en politique comme ministre de Robert Bourassa. Gouvernement libéral fédéraliste.»

«C’est un gars qui avait le don de jouer sur à peu près tous les tableaux en même temps, et de le faire avec brio.»

«Il devient maire de Québec et c’est un Montréalais. Probablement le premier et le dernier de l’histoire de Québec. Passer pour un grand Québécois, alors qu’il venait de Montréal.  Il roulait ses R et il parlait comme un Montréalais, mais à Québec, il était le chouchou des journalistes à cause de ça, parce que c’était un gars qui était un peu de gauche, très nationaliste, un gars de Montréal…»

«Quand ç’a chauffé à Québec, M. L’Allier est allé pleurer à Montréal à Radio-Canada pour dire Je suis victime de la radio poubelles!’ C’est lui qui a inventé le terme by the way.»

«C’est l’inventeur du mot radio poubelle, parce qu’il était terrorisé durant l’enquête Scorpion, que son nom soit cité, d’après-moi à tord, je pense qu’il n’y avait pas vraiment de preuves sur Jean-Paul L’Allier.»

«Il est allé se jeter dans les bras de ses amis de Radio-Canada pour dire Regardez ce qu’il me font à Québec, c’est épouvantable!’ Les meilleurs amis de Jean-Paul L’Allier étaient des Montréalais. Le premier en liste évidemment était Robert Gillet, à qui j’offre mes condoléances ce matin, il a perdu un support important.»

«Jean-Paul L’Allier, c’était un gars mystérieux, capable de jouer sur tous les tableaux en même temps et un excellent homme politique.»

«Au moment où le Québec crevait de faim, il a construit le palais Montcalm.»

«Il a laissé sa marque. […] C’était un gars qui était toujours capable de faire bonne figure. C’était un as des relations publiques. C’était un gars qui avait un don pour son image. Il avait le don aussi de se faire aider par les gens qu’il aidait.»

«Quand il a décidé de donner le Palais Montcalm aux Violons du Roy, on les appelait les Violons du maire, le chef M. Labadi lui a tellement fait de remerciements dithyrambiques que même Jean-Paul L’Allier était gêné.»

«Il avait le don d’aller chercher des appuis. Ce n’est pas pour rien que ses liens étaient tellement proches avec Robert Gillet. Au point où on a soupçonné L’Allier d’avoir des comportements comme Robert Gillet, et je vous l’ai dit, probablement à tort.»

«C’est qu’ils étaient tellement proches l’un de l’autre que ça a permis à ben du monde à Québec de devenir très riches dans des projets de rénovations de la basse-ville, financés par la Ville de Québec et exécutés par les amis de Robert Gillet et Robert Gillet lui-même.»

«En retour, Robert Gillet l’amenait au FM 93 et faisait avec lui des longues entrevues extrêmement sympathiques dans lesquelles on entendait L’Allier roucouler, c’était le grand amour et n’importe qui qui a entendu ces entrevues s’en rappelle.»

«Jean-Paul L’Allier a surtout profité de l’appui du gouvernement du Québec, notamment de Louise Harel qui lui a fusionné sa ville pour le garder au pouvoir.»

«Le projet de fusion des villes, c’est un projet montréalais. C’est un projet pour empêcher les villes anglophones de l’ouest de Montréal, de se séparer du Québec indépendant. Ça, c’était le plan original qui a fait la fusion.»

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

«Après ça, Jean-Paul L’Allier est allé voir le gouvernement du Québec et il a dit moi aussi je veux ça’ parce qu’à ce moment-là, la Ville de Québec était dans la dèche parce que Jean-Paul L’Allier l’avait cruellement endettée et il avait besoin des taxes des banlieues riches pour faire vivre sa ville. C’est comme ça que la fusion de la Ville de Québec a été faite.»

«C’est un cadeau qui a été fait à Jean-Paul L’Allier personnellement par ses amis du Parti Québécois.»

«C’était difficile de ne pas l’aimer. Radio-Canada faisait sa propagande tous les jours. Le Soleil faisait sa propagande tous les jours, le Parti québécois lui donnait des gros becs sur les joues tous les jours, Robert Gillet l’amenait au FM 93 à peu près 2-3 fois par mois pour l’encenser, c’était bien difficile pour une opposition de se manifester.»

«Le but des fusions était de sauver la ville de Québec en lui donnant de sang des banlieues.»

«Ç’a permis aussi de faire avaler le flop des Jeux olympiques dans lequel il s’était retrouvé corps et âme, les Jeux olympiques c’était magnifique. Ça permettait des voyages un peu partout dans le monde et d’inviter des gens très importants à Québec. Ça n’a pas marché.»

«Il a été cocufié là-dedans par ses meilleurs amis, parce que tout le monde s’est reviré de bord un moment donné et il s’est retrouvé ridicule au milieu du désastre des Jeux olympiques de 2002 alors les fusions c’est arrivé comme un prix de consolation.»

SIMON CLARK/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

«Il allait chercher les solutions dans ce qu’il connaissait. S’il y avait un problème de clochard au coin du boulevard Charest et de la rue de la Couronne, lui il faisait un beau parc de manière à ce que les clochards ne se sentent pas trop trop bienvenus et tout le monde applaudissait surtout à Radio-Canada, surtout au Soleil, au Journal Voir et tous ses amis. C’était le maire de la gaugauche.» 

«N’oubliez pas que Jean-Paul L’Allier n’a jamais habité à Québec. Quand il est devenu maire de Québec, il est demeuré un résident de l’Île-d’Orléans avec un baise en ville à Québec.»

«Quand on l’a confronté à ça, il a répondu : Je n’imposerais pas ça à mes enfants’.»

«Jean-Paul L’Allier, c’était un péteux sympathique. C’était un excellent politicien, un péteux de broue, un gars qui mettait de la poudre aux yeux à qui voulait en avoir.»

«Autant il était un péteux un peu snob, autant il a préparé le chemin pour un Labeaume qui est quelqu’un qui  fait semblant de ne pas être péteux.»

«Il y a un lieu entre les deux. D’abord, ce sont deux séparatistes, ce sont deux gars qui ont les mêmes amis. Ce sont deux gars qui se servent des mêmes méthodes pour essayer de faire accepter n’importe quoi.»

«Jean-Paul L’Allier n’avait pas tout le culot de Régis Labeaume. Régis Labeaume va dire: Moi j’ai besoin de voyager en première classe parce que j’ai mal au cul.’ Jean-Paul L’Allier n’aurait jamais fait ça.»

«Il avait un meilleur contrôle d’émotions, il était peut-être plus hypocrite que M. Labeaume, il était peut-être plus capable de se reposer sur les amis qu’il avait à Radio-Canada, au Soleil, au Voir et au Fm 93. Il laissait ses amis travailler.»

«Labeaume, lui, il veut toujours avec le pic et la pelle dans les mains et le résultat c’est qu’il fait des gaffes.»

«Il faudrait dire que le Nouvo Saint-Roch c’est la rue Saint-Joseph et le boulevard Charest. Si tu vas au Nord, c’est la même désolation pitoyable qu’il y avait avant avec les mêmes problèmes de patrouilles policières, avec les mêmes problèmes de criminalité et d’itinérances. Il n’y a pas eu grands changements.»

«J’aimerais terminer en offrant à nouveau mes condoléances à Robert Gillet et à tous ses amis.»

L’extrait intégral

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