Joggeuse agressée au mont St-Bruno , quatre ans et demi de prison pour l’accusé

Joggeuse agressée au mont St-Bruno , quatre ans et demi de prison pour l'accusé

L’homme qui a violemment agressé une joggeuse au parc national du mont Saint-Bruno en septembre a finalement plaidé coupable, écopant du même coup de quatre ans et demi de pénitencier.

«J’ai besoin d’aide», a lancé Yves Roy, ce mercredi lorsqu’il a décidé de régler son dossier au palais de justice de Longueuil.

L’homme de 46 ans, qui est détenu depuis quatre mois, devait demander d’être remis en liberté en attendant son procès pour tentative de meurtre. Mais à la place, il a plaidé coupable à une accusation réduite de voies de faits graves.

Roy, qui aurait des problèmes psychiatriques, s’en était violemment pris à une simple joggeuse le 2 septembre dernier au parc national. La victime, qui avait l’habitude de courir là, avait alors croisé l’accusé qui portait des gants chirurgicaux. Inquiète, elle lui avait demandé s’il travaillait au parc, et Roy avait répondu par l’affirmative.

Mais peu après, pendant que la femme descendait le mont, Roy est arrivé par derrière et a frappé la femme. Une fois qu’elle était au sol, il a tenté de l’étrangler mais la victime a résisté malgré ses blessures.

«Je m’excuse, je m’excuse», a alors dit l’agresseur avant de prendre la fuite.

La femme s’en est sortie avec une fracture aux pieds et avec des côtes fêlées.

«Elle a dû arrêter de courir, mais c’est une femme forte, elle est bien contente que le dossier soit réglé, elle pourra bientôt recommencer à courir et tourner la page», a commenté Me Sacha Blais de la poursuite après la condamnation de Roy.

La victime, qui était présente dans la salle d’audience en début de journée, ne s’est pas adressée aux médias.

Comportement

L’agresseur, qui avait été arrêté à la suite d’un appel au public, a finalement été trahi par son ADN et son comportement après le crime. Quand un portrait-robot avait été diffusé, Roy avait alors demandé à son patron si l’image lui ressemblait. L’employeur a alors contacté les policiers, qui ont pu relier l’accusé à l’agression grâce à son ADN.

Lors d’un interrogatoire policier, l’accusé avait expliqué qu’il avait des problèmes d’alcool, mais aussi des difficultés avec les femmes.

«Ça pourrait expliqué le passage à l’acte, mais ce sont des hypothèses», a mentionné Me Blais.

Son vis-à-vis de la défense, Me Martin Latour, a ajouté que son client semblait avoir des problèmes de santé mentale, mis en évidence en 1998, quand il s’en était pris à une fillette qu’il ne connaissait pas, tentant notamment de l’étrangler.

«C’est une personne avec des limitations», a expliqué Me Latour, tout en ajoutant que le plaidoyer de culpabilité avait évité à la victime de témoigner lors d’un procès.

Compte tenu de la détention préventive, il reste à Roy quatre ans à purger.

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