Keystone Obama manquer d’ excuses

Keystone  Obama  manquer d' excuses

Les républicains ont fait pression sur le pipeline de la présidente de l ‘ US d’huile entre le Canada et les États-Unis, après une décision favorable de la cour de poursuivre le projet.

WAHSINGTON – Les républicains estimaient vendredi que le président américain Barack Obama était désormais «à court d’excuses» pour prendre une décision sur l’oléoduc Keystone XL entre le Canada et les États-Unis, après une décision de justice favorable à la poursuite du projet.

La Cour suprême de l’État du Nebraska, où doit aboutir le futur oléoduc, a rendu vendredi une décision validant de fait le tracé du projet dans cet État. Ce litige judiciaire était présenté par Barack Obama comme l’ultime obstacle à sa prise de décision pour autoriser ou rejeter le projet pétrolier.

La Maison-Blanche a expliqué vendredi que le département d’État, l’administration qui fait autorité dans ce dossier, «intégrait cette décision judiciaire dans son examen pour déterminer si le projet Keystone XL servait l’intérêt national».

«Comme nous l’avons dit clairement, nous allons suivre la procédure», a affirmé l’exécutif dans un communiqué.

L’arrêt marque une victoire pour les partisans de Keystone XL, notamment au Congrès américain, où les républicains devaient voter à nouveau vendredi à la Chambre des représentants pour autoriser le projet unilatéralement par la loi.

«Le président Obama est désormais à court d’excuses pour continuer à bloquer l’oléoduc Keystone et les milliers d’emplois qu’il créerait», a déclaré le président de la Chambre, John Boehner. «Enfin, il est temps de commencer à construire».

Le Sénat va commencer à débattre

L’opérateur canadien TransCanada a déposé, en 2008 puis en 2012, une demande de construction de Keystone XL pour transporter du pétrole brut extrait des sables bitumineux de l’Alberta, au Canada, jusqu’au Nebraska, dans le centre des États-Unis, d’où il pourra rejoindre les raffineries du golfe du Mexique via un réseau existant d’oléoducs.

L’administration de Barack Obama est normalement l’autorité qui délivre le permis de construire. Mais le président américain n’a toujours pas accordé, ni refusé, le permis, citant le litige au Nebraska.

Les républicains du Congrès ont donc décidé d’autoriser le projet de force, par la loi, en contournant le processus d’autorisation présidentielle. Ils soulignent le potentiel de création d’emplois aux États-Unis durant les deux ans du chantier, et l’objectif d’indépendance énergétique.

Après le vote de la Chambre, vendredi à partir de 17H00, heure locale, le Sénat commencera à débattre de la loi la semaine prochaine.

Barack Obama a prévenu qu’il ne laisserait pas le Congrès décider à sa place du bien-fondé de Keystone XL, et opposerait ainsi son veto à toute législation lui forçant la main. Mais sur le fond, il n’a pas indiqué s’il autoriserait ou non le chantier.

Le département d’État est l’administration chargée formellement de déterminer si le projet est dans «l’intérêt national». En janvier 2014, il a publié son étude finale d’impact environnemental, qui concluait notamment que la construction de Keystone XL n’aurait «probablement pas d’impact significatif sur le taux d’extraction dans les sables bitumineux, ni sur la demande de pétroles bruts lourds dans les raffineries américaines».

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