La campagne électorale s’annonce longue

La campagne électorale s'annonce longue

OTTAWA – À voir les partis politiques s’activer, c’est comme si la campagne électorale était déjà commencée. À Laval, un candidat conservateur a même ouvert son local électoral. Si la date du scrutin est connue, le moment du déclenchement de la campagne, lui, demeure un secret bien gardé.

«On verra en temps et lieu, a laissé tomber Denis Lebel, lieutenant politique de Stephen Harper au Québec. Une chose est sûre, le 19 octobre, on va choisir un premier ministre du Canada. Il faut choisir le leader qui a l’expérience nécessaire.»

Des rumeurs veulent que le premier ministre se rende visiter le gouverneur général dès le début du mois d’août. Stephen Harper a annulé son voyage dans le Grand Nord, prévu le mois prochain et du personnel de son bureau vient de migrer vers le quartier général du Parti conservateur.

«C’est très probable que monsieur Harper les déclenche plus tôt, parce qu’ils ont changé les règles du jeu pour qu’ils puissent dépenser encore plus d’argent sur des attaques négatives», a estimé le chef libéral, Justin Trudeau.

Une longue campagne comporterait certains avantages pour Stephen Harper. Puisque les conservateurs ont plus d’argent que les autres, ils pourraient tenter d’épuiser financièrement leurs adversaires.

En plus, la loi électorale viendrait considérablement limiter les dépenses des groupes d’intérêt comme les syndicats, qui mènent des campagnes contre les conservateurs. Une publicité affirme d’ailleurs que «les conservateurs de Stephen Harper sont en train de saccager nos services publics.»

Une campagne en plein mois d’août n’est toutefois pas sans danger pour le premier ministre. Le procès de Mike Duffy doit reprendre le 12 août avec le témoignage très attendu de Nigel Wright, l’ex-chef de cabinet de Stephen Harper, qui a versé 90 000 $ au sénateur accusé de fraude. Et puis on peut aussi se demander si l’électorat a de l’appétit pour une campagne aussi longue.

«Personnellement, je trouve que c’est long», a répondu une femme interrogée par TVA Nouvelles. «Honnêtement, en vacances, ce n’est pas le premier sujet auquel on réfléchit, des élections», a ajouté une autre résidente.

Avant qu’une autre électrice ne renchérisse: «Une campagne électorale de 30 jours ne me plaît pas, alors 78 jours à me faire raconter des salades… Non.» Au moins, le message est clair.

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