La course à obstacles hivernale

La course à obstacles hivernale

Gadoue, sloche, glace. Narines collées, cils glacés, fesses gelées. Et si on ajoutait à ce cocktail sportif des obstacles supplémentaires, comme des murs à escalader, des bûches à transporter et des pentes à dévaler’ C’est la recette idéale pour profiter de l’hiver, selon les adeptes de courses à obstacles hivernales.

«J’avais jamais, jamais couru l’hiver», dit Frédérique Légaré, athlète de course à obstacles quatre saisons, en relatant sa première expérience ­d’événement hivernal.

Elle avait alors commis l’erreur ­classique de tout coureur qui ose sortir pour la première fois pendant la saison froide: se vêtir trop chaudement.

«J’étais habillée comme si je partais en ski. J’avais même choisi de mettre des bottes! Je craignais d’avoir froid», partage Frédérique en riant.

Cela ne l’a pas empêchée d’adorer cette initiation.

Surtout, depuis, elle court même ­l’hiver.

Défi ludique pour garder la forme

Il n’y a rien comme l’inscription à un événement sportif pour se motiver à s’activer en plein c’ur de janvier. Mais on n’a pas alors nécessairement envie de se battre contre un chrono, un duel contre lequel, de toute façon, on sort souvent perdant. Ce n’est pas comme si la montre GPS adaptait ses attentes selon les conditions de la chaussée…

L’hiver est du coup une bonne ­occasion de varier les défis.

«Une course à obstacles, c’est une course qui va chercher ton c’ur ­d’enfant», résume Frédérique Légaré.

«C’est quand la dernière fois qu’on s’est lancé en bas d’une pente en crazy carpet’» questionne l’athlète. Elle connaît sa réponse: à Polar Hero, l’hiver passé. Avant cette première expérience de course hivernale, elle devait regarder une vingtaine d’années en arrière.

L’ambiance de ces événements hivernaux marie habilement une énergie de Viking indispensable pour aller pousser ses limites par des temps parfois polaires et une atmosphère bon vivant où l’entraide va de soi.

«Si on n’arrive pas à franchir un ­obstacle, par exemple à grimper un mur, c’est certain qu’un autre coureur va nous donner un coup de main.»

On se présente donc à ces courses sans stresser, mais à tout le moins assez préparé, si on veut que le facteur agrément soit au rendez-vous.

Entraînement complet

Si on n’a jamais couru dans la neige, on risque de se buter à un défi de taille, selon les conditions au sol, qui sont tout à fait imprévisibles.

«Je suggère de s’entraîner à courir dans de la neige folle: on fait des intervalles, 2 minutes dans la neige, 2 minutes sur le trottoir déblayé, par ­exemple. Plus on se pratique à courir dans des conditions ardues, plus on va trouver ça facile le jour de l’événement», fait remarquer Frédérique ­Légaré.

La préparation pour ce genre d’événement ne confine pas pour autant les adeptes à leurs souliers de course, au contraire. L’excuse ne pourrait être plus idéale pour diversifier les entraînements. Raquette, ski de fond, planche à neige, entraînement en salle… toute demande aérobique ou musculaire ­contribue au succès au jour J.

«Comme exercice, rien de tel qu’un pull-up, recommande Frédérique. On souhaite après tout réussir à hisser son corps par-dessus n’importe quel obstacle. Si le défi est trop grand, on débute par des push-ups.»

Celle qui monte fréquemment sur le podium des courses à obstacles hivernales court bien une ou deux fois par semaine, mais se lance surtout dans des aventures en sentier et des séances d’entraînements en salle aussi ­régulièrement.

«L’entraînement pour la course à obstacles hivernale est très complet et l’événement en soi est comme une fête où on ne peut pas franchir la ligne d’arrivée sans sourire», conclut Frédérique Légaré.

Et si on veut garder ce sourire jusqu’à la maison, on prend soin d’apporter un rechange de vêtements bien chauds. On les appréciera aussi si on souhaite encourager les prochaines vagues de coureurs.

Quoi de mieux que de regarder ­d’autres «souffrir» alors qu’on a ­toujours le souffle court et les joues rougies par l’effort!

Participer à une course à obstacles cet hiver

Du 6 au 8 janvierParcours à obstacles de BARBEGAZI. À mettre à l’agenda pour tous. Les 10 meilleurs coureurs compétitifs se partageront 10 000 $ en argent. Lien: http://www.barbegazifest.ca/

Le 21 janvierL’Abominable course des neiges à Vaudreuil-Dorion propose un parcours familial de 3 km en plus du défi classique de 5 km. Lien: http://www.abominablecourse.com/course-hiver

Le 18 févrierLa série POLAR HÉRO s’arrête à la métropole avec deux choix de ­parcours: 5 km et 25 obstacles ou le costaud 10 km et ses 50 obstacles. Lien :  http://www.polarherorace.com/

Le 18 marsLa Dead-End Race Sub-Zero. Il s’agit d’une première édition ­hivernale de la série. Trois distances sont proposées sur la rive nord de Montréal: 3 km, 6 km et 12 km. Lien: http://www.deadendraceseries.com/

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